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La Haute représentante du chef de l’État, Aminata Touré, a réagi à la rupture politique entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, estimant que cette séparation ne doit pas détourner l’attention des véritables priorités du Sénégal. Intervenant sur la chaîne Russian Today (RT), elle a appelé à recentrer le débat national sur les enjeux économiques et sociaux qui préoccupent quotidiennement les citoyens.
Alors que les tensions entre les deux figures majeures de l’alternance de 2024 alimentent les commentaires et analyses, l’ancienne Première ministre a tenu à relativiser la portée de cette rupture. Forte de son expérience politique, elle a rappelé que les alliances comme les séparations font partie intégrante de la vie démocratique.
« La politique est souvent faite de retrouvailles et de séparations. C’est le propre de la démocratie », a-t-elle déclaré, soulignant que l’essentiel demeure le fonctionnement normal des institutions et la poursuite des efforts de développement du pays.
Pour Aminata Touré, les préoccupations des Sénégalais sont ailleurs. Elle estime que les citoyens attendent avant tout des réponses concrètes aux difficultés liées à la vie chère, à l’emploi des jeunes, à l’accès aux soins de santé et à l’amélioration des conditions de vie. « La politique n’est pas ce qui remplit l’assiette des citoyens au quotidien », a-t-elle affirmé.
Répondant aux interrogations sur l’impact de cette rupture au sein de l’électorat qui avait porté le tandem Diomaye-Sonko au pouvoir en mars 2024, elle a mis en avant la maturité démocratique du Sénégal. Selon elle, les alternances réussies de 2000, 2012 et 2024 démontrent la solidité des institutions républicaines et la capacité du pays à préserver sa stabilité malgré les divergences politiques.
Reconnaissant que l’ambition initiale était de faire fonctionner une dynamique collective au sein de la majorité, Aminata Touré estime désormais que chaque responsable devra poursuivre sa mission dans le cadre de ses prérogatives institutionnelles. Elle a ainsi appelé l’ensemble de la classe politique à faire preuve de responsabilité afin que les différends actuels n’affectent ni la stabilité du pays ni les programmes de développement en cours.
En conclusion, la Haute représentante du chef de l’État a réaffirmé son attachement au respect de l’ordre constitutionnel et à la préservation de l’intérêt général. Pour elle, l’avenir du Sénégal doit rester guidé par les attentes des populations plutôt que par les rivalités politiques.



