MINISTRE ET MAIRE : AUGUSTIN TINE RÉVÈLE CE QU’IL AURAIT FAIT SI DIOMAYE LUI AVAIT DEMANDÉ DE CHOISIR

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Nommé récemment ministre délégué chargé de l’Élevage, le Dr Augustin Tine a clairement affiché sa volonté de conserver son mandat de maire de la commune de Thiès-Est. Une position qui ravive le débat sur le cumul des fonctions au sein de l’appareil d’État, un sujet qui a longtemps nourri les discussions politiques au Sénégal.

Interrogé ce vendredi 12 juin sur cette question sensible, le nouvel entrant au gouvernement a indiqué que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ne lui avait jamais demandé de renoncer à ses responsabilités municipales.

Mieux encore, Augustin Tine a laissé entendre que son choix aurait pu surprendre plus d’un observateur. « Si on m’avait demandé de choisir entre les deux fonctions, j’aurais probablement opté pour la mairie de Thiès-Est », a-t-il confié. Pour l’édile, le mandat de maire représente « le plus grand honneur » pour un élu local, en raison du lien direct et permanent qu’il entretient avec les populations.

Cette déclaration met en lumière l’attachement de l’ancien ministre à sa base politique locale, qu’il considère comme le cœur de son engagement public. Toutefois, Augustin Tine assure être pleinement conscient des responsabilités qui accompagnent sa nomination au sein du gouvernement.

Le ministre délégué chargé de l’Élevage affirme ainsi vouloir se consacrer à la mission qui lui a été confiée et produire des résultats concrets dans un secteur stratégique pour l’économie nationale. Il a assuré vouloir mériter la confiance placée en lui par le chef de l’État et travailler en étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage afin d’atteindre les objectifs fixés par les autorités.

Concernant les critiques susceptibles d’émerger au sein de la majorité présidentielle, notamment de la part des militants de PASTEF, historiquement opposés au cumul des mandats, Augustin Tine a tenu à nuancer le débat. Selon lui, sa situation ne doit pas être interprétée comme un changement de doctrine au sommet de l’État.

« Le président ne m’a simplement pas demandé de démissionner de mon poste de maire », a-t-il expliqué, rejetant toute conclusion hâtive sur une éventuelle adhésion du pouvoir au cumul des fonctions.

Cette prise de parole relance néanmoins une question récurrente de la vie politique sénégalaise : celle de la compatibilité entre les responsabilités gouvernementales et les mandats électifs locaux. Un débat qui avait suscité de nombreuses prises de position au sein de l’actuelle majorité avant son accession au pouvoir et qui pourrait revenir au centre des discussions dans les prochains mois.