YANKHOBA DIÉMÉ ÉPINGLE LE MANQUE DE « COURAGE ET DE COHÉRENCE » D’OUSMANE SONKO

Le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, a vivement critiqué, jeudi, l’attitude de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko concernant la gestion des directeurs généraux restés en fonction après les changements politiques intervenus ces dernières années.
Invité de Walf TV, Yankhoba Diémé a dénoncé ce qu’il considère comme un manque de cohérence dans les positions adoptées par les responsables politiques. Selon lui, les jeunes militants n’ont fait que reproduire les comportements observés chez certains de leurs dirigeants.
« Les jeunes n’ont fait que relayer ce qu’ils ont appris du chemin de certains. Au même moment, on n’a pas eu le courage de dire à tous ceux qui sont restés là-bas, pour cohérence, tous les DG doivent démissionner ! On leur dit : restez sur place », a-t-il déclaré.
Le ministre estime qu’il existe une contradiction entre le fait d’encourager certains responsables à conserver leurs fonctions et, par la suite, de revendiquer uniquement les résultats positifs de leur gestion. « Quarante-huit heures après, on dit : tout ce qui est fait de bon dans le bilan, c’est nous les sortants, mais nous ne sommes pas comptables de ce qui a été fait ou de ce qui se fera probablement de mal dans les années restantes. C’est une erreur d’appréciation », a-t-il soutenu.
Poursuivant son analyse, Yankhoba Diémé a mis en garde contre les conséquences que pourraient avoir certaines prises de position sur l’image et la crédibilité du parti au pouvoir. Selon lui, le succès politique demeure fragile et exige une vigilance permanente.
« Le succès vient vers vous en marchant, mais il vous quitte en courant », a-t-il averti, avant d’ajouter que cette situation constitue « un point d’attention que Pastef doit retenir ».
Ces déclarations interviennent dans un contexte où les débats sur les responsabilités des anciens et actuels dirigeants continuent d’alimenter la scène politique sénégalaise, notamment autour de la gouvernance des structures publiques et de la continuité de l’État.
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