PLFR 2026 : LE PREMIER MINISTRE DÉFEND SES ARBITRAGES ET MET EN CAUSE LES PRÉVISIONS DE L’ANCIEN GOUVERNEMENT

25/10/2026 Djiby 1 435
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Par N Ndiaye 

La tension entre le gouvernement et la majorité parlementaire s’accentue après le rejet, en commission, du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026. Lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche au Building administratif Président Mamadou Dia, le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a défendu les choix budgétaires de son équipe, en mettant en avant les difficultés de mobilisation des recettes publiques. Il a également renvoyé une partie des responsabilités au précédent gouvernement, dirigé par Ousmane Sonko, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale.

« En fin septembre, l’encaissement des ressources attendues du PRES était à 173 milliards. Il nous a donc fallu différer 295 milliards de dépenses », a déclaré le chef du gouvernement.

Ces chiffres, avancés par le Premier ministre, illustrent, selon lui, les contraintes financières auxquelles l’État est confronté dans l’exécution du budget 2026. Il justifie ainsi la révision de certaines dépenses par l’écart entre les recettes initialement escomptées et les montants effectivement encaissés.

LE GOUVERNEMENT RENVOIE AUX PRÉVISIONS DE L’ANCIENNE ÉQUIPE

Dans son intervention, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a questionné les conditions dans lesquelles les ambitions du Programme de redressement économique et social (PRES) et les prévisions budgétaires pour 2026 ont été définies.

« Mais qui a fixé les ambitions du PRES ? Ça vient de l’ancien gouvernement. Qui a préparé la [loi de finances] 2026 ? L’ancien gouvernement », a-t-il lancé.

À travers ces déclarations, le Premier ministre entend rappeler que les objectifs de mobilisation des ressources et plusieurs dépenses programmées avaient été définis avant son arrivée à la Primature. Selon son argumentaire, certains crédits d’investissement reposaient sur l’hypothèse d’une mobilisation suffisante des ressources attendues.

Le chef du gouvernement estime ainsi que les ajustements proposés dans le PLFR 2026 doivent être appréciés à la lumière de ces prévisions et des résultats enregistrés en matière de recettes.

« DITES LA VÉRITÉ AUX SÉNÉGALAIS »

Le Premier ministre s’est également adressé aux députés qui contestent les modifications apportées aux investissements publics. Il leur reproche de présenter les dépenses différées comme des engagements abandonnés, sans tenir compte, selon lui, des conditions ayant entouré leur inscription dans le budget initial.

« Mesdames et messieurs les députés, c’est ce que vous avez voté qui fait l’objet de corrections », a-t-il soutenu.

Poursuivant sur un ton ferme, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a appelé les parlementaires à rappeler les hypothèses sur lesquelles certains crédits avaient été votés.

« Dites la vérité aux Sénégalais. Dites la vérité aux Sénégalais que vous aviez voté les crédits, certains crédits d’investissement, sous réserve que le Programme de redressement économique et social donne des résultats. Cela n’a pas donné de résultats », a-t-il affirmé.

Pour l’Exécutif, la révision des dépenses découle donc principalement des difficultés rencontrées dans la mobilisation des ressources attendues. Cette position intervient alors que les arbitrages budgétaires font l’objet de contestations au sein même de la majorité parlementaire.

DES ACCUSATIONS DE « FAKE NEWS »

Visiblement irrité par certaines critiques, le chef du gouvernement a aussi dénoncé ce qu’il considère comme une présentation trompeuse de la situation des investissements publics.

« Pourquoi venir avec des fake news pour dire aux Sénégalais que ces investissements n’ont pas été réalisés et qu’ils nous demandent des comptes ? Demandez des comptes à qui ? Voilà la réalité », a-t-il déclaré.

Par cette sortie, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô conteste les accusations qui attribuent à son équipe la responsabilité exclusive des retards ou des dépenses différées. Il défend une approche consistant à adapter les engagements de l’État aux ressources effectivement disponibles.

Ces déclarations traduisent aussi la volonté du gouvernement de justifier ses choix budgétaires face aux critiques parlementaires, dans un contexte où la révision des investissements publics est devenue un point central du débat politique.

UN BRAS DE FER AVEC LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE

Cette prise de parole intervient dans un climat de tension entre le gouvernement et le groupe parlementaire PASTEF, qui dispose de 130 sièges sur les 165 que compte l’Assemblée nationale.

Les députés de ce groupe ont voté contre le projet de loi de finances rectificative 2026 lors de son examen en commission. Les travaux, entamés le mardi 20 octobre, avaient ensuite été suspendus afin de permettre au gouvernement de fournir des informations complémentaires sur les recettes publiques, les arbitrages budgétaires et les investissements concernés.

La sortie du Premier ministre constitue ainsi une réponse aux critiques formulées autour de la gestion budgétaire. Si ses propos mettent directement en cause les prévisions de l’ancien gouvernement, ils soulignent surtout l’ampleur du désaccord sur les choix économiques et financiers pour 2026.

Reste à savoir si les explications fournies par l’Exécutif permettront de rapprocher les positions du gouvernement et de sa majorité parlementaire lors de la poursuite de l’examen du PLFR.

 

PLFR 2026 : LE PREMIER MINISTRE DÉFEND SES ARBITRAGES ET MET EN CAUSE LES PRÉVISIONS DE L’ANCIEN GOUVERNEMENT

La tension entre le gouvernement et la majorité parlementaire s’accentue après le rejet, en commission, du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026. Lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche au Building administratif Président Mamadou Dia, le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a défendu les choix budgétaires de son équipe, en mettant en avant les difficultés de mobilisation des recettes publiques. Il a également renvoyé une partie des responsabilités au précédent gouvernement, dirigé par Ousmane Sonko, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale.

« En fin septembre, l’encaissement des ressources attendues du PRES était à 173 milliards. Il nous a donc fallu différer 295 milliards de dépenses », a déclaré le chef du gouvernement.

Ces chiffres, avancés par le Premier ministre, illustrent, selon lui, les contraintes financières auxquelles l’État est confronté dans l’exécution du budget 2026. Il justifie ainsi la révision de certaines dépenses par l’écart entre les recettes initialement escomptées et les montants effectivement encaissés.

LE GOUVERNEMENT RENVOIE AUX PRÉVISIONS DE L’ANCIENNE ÉQUIPE

Dans son intervention, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a questionné les conditions dans lesquelles les ambitions du Programme de redressement économique et social (PRES) et les prévisions budgétaires pour 2026 ont été définies.

« Mais qui a fixé les ambitions du PRES ? Ça vient de l’ancien gouvernement. Qui a préparé la [loi de finances] 2026 ? L’ancien gouvernement », a-t-il lancé.

À travers ces déclarations, le Premier ministre entend rappeler que les objectifs de mobilisation des ressources et plusieurs dépenses programmées avaient été définis avant son arrivée à la Primature. Selon son argumentaire, certains crédits d’investissement reposaient sur l’hypothèse d’une mobilisation suffisante des ressources attendues.

Le chef du gouvernement estime ainsi que les ajustements proposés dans le PLFR 2026 doivent être appréciés à la lumière de ces prévisions et des résultats enregistrés en matière de recettes.

« DITES LA VÉRITÉ AUX SÉNÉGALAIS »

Le Premier ministre s’est également adressé aux députés qui contestent les modifications apportées aux investissements publics. Il leur reproche de présenter les dépenses différées comme des engagements abandonnés, sans tenir compte, selon lui, des conditions ayant entouré leur inscription dans le budget initial.

« Mesdames et messieurs les députés, c’est ce que vous avez voté qui fait l’objet de corrections », a-t-il soutenu.

Poursuivant sur un ton ferme, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a appelé les parlementaires à rappeler les hypothèses sur lesquelles certains crédits avaient été votés.

« Dites la vérité aux Sénégalais. Dites la vérité aux Sénégalais que vous aviez voté les crédits, certains crédits d’investissement, sous réserve que le Programme de redressement économique et social donne des résultats. Cela n’a pas donné de résultats », a-t-il affirmé.

Pour l’Exécutif, la révision des dépenses découle donc principalement des difficultés rencontrées dans la mobilisation des ressources attendues. Cette position intervient alors que les arbitrages budgétaires font l’objet de contestations au sein même de la majorité parlementaire.

DES ACCUSATIONS DE « FAKE NEWS »

Visiblement irrité par certaines critiques, le chef du gouvernement a aussi dénoncé ce qu’il considère comme une présentation trompeuse de la situation des investissements publics.

« Pourquoi venir avec des fake news pour dire aux Sénégalais que ces investissements n’ont pas été réalisés et qu’ils nous demandent des comptes ? Demandez des comptes à qui ? Voilà la réalité », a-t-il déclaré.

Par cette sortie, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô conteste les accusations qui attribuent à son équipe la responsabilité exclusive des retards ou des dépenses différées. Il défend une approche consistant à adapter les engagements de l’État aux ressources effectivement disponibles.

Ces déclarations traduisent aussi la volonté du gouvernement de justifier ses choix budgétaires face aux critiques parlementaires, dans un contexte où la révision des investissements publics est devenue un point central du débat politique.

UN BRAS DE FER AVEC LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE

Cette prise de parole intervient dans un climat de tension entre le gouvernement et le groupe parlementaire PASTEF, qui dispose de 130 sièges sur les 165 que compte l’Assemblée nationale.

Les députés de ce groupe ont voté contre le projet de loi de finances rectificative 2026 lors de son examen en commission. Les travaux, entamés le mardi 20 octobre, avaient ensuite été suspendus afin de permettre au gouvernement de fournir des informations complémentaires sur les recettes publiques, les arbitrages budgétaires et les investissements concernés.

La sortie du Premier ministre constitue ainsi une réponse aux critiques formulées autour de la gestion budgétaire. Si ses propos mettent directement en cause les prévisions de l’ancien gouvernement, ils soulignent surtout l’ampleur du désaccord sur les choix économiques et financiers pour 2026.

Reste à savoir si les explications fournies par l’Exécutif permettront de rapprocher les positions du gouvernement et de sa majorité parlementaire lors de la poursuite de l’examen du PLFR.

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