OFNAC : MOUSTAPHA KA POSE LES BASES D’UN TOURNANT STRATÉGIQUE 2026-2030 SOUS LE SCEAU DES RÉFORMES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE

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À l’ouverture de l’atelier de validation du processus de formulation du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, le président de l’OFNAC, Moustapha Ka, a livré une intervention structurante, articulée autour du nouveau cadre légal issu des lois 2025-12 à 2025-15 et de la transversalité de l’institution. Une vision appuyée par le partenaire technique allemand, la GIZ, à travers son représentant Mathias, qui a réaffirmé l’engagement de son organisation aux côtés du Sénégal.

Dakar a servi de cadre au lancement officiel de l’atelier de validation du processus de formulation du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030 de l’OFNAC, une étape décisive dans la refondation de la politique nationale de lutte contre la fraude et la corruption.

Prenant la parole à cette occasion, le président de l’institution, Moustapha Ka, a replacé cette rencontre dans un contexte de profondes mutations juridiques et institutionnelles. Il a notamment mis en lumière le rôle structurant des nouvelles lois adoptées en 2025 — les lois 2025-12, 2025-13, 2025-14 et 2025-15 — qui, selon lui, constituent désormais le socle d’un dispositif renforcé de gouvernance, de transparence et de redevabilité.

Dans une approche pédagogique et détaillée, Moustapha Ka a expliqué que ces textes traduisent la volonté des autorités sénégalaises de moderniser l’arsenal juridique de lutte contre la corruption, tout en clarifiant les compétences des différentes institutions impliquées. « Ces lois viennent consolider notre capacité d’intervention, améliorer la coordination interinstitutionnelle et renforcer les mécanismes de prévention, d’investigation et de sanction », a-t-il indiqué en substance.

Mais au-delà du cadre légal, le président de l’OFNAC a insisté sur un principe clé : la transversalité. Selon lui, la lutte contre la corruption ne peut être efficace sans une synergie forte entre les acteurs publics, privés et la société civile. Il a ainsi rappelé que l’OFNAC n’est pas une entité isolée, mais une institution au cœur d’un écosystème impliquant notamment les corps de contrôle, les juridictions, les ministères sectoriels et les partenaires techniques et financiers.

Cette transversalité, a-t-il souligné, doit se traduire dans le futur PSD 2026-2030 par des actions coordonnées, des mécanismes de partage d’information renforcés et une implication accrue des citoyens. « La lutte contre la corruption est une responsabilité collective », a-t-il martelé, appelant à une appropriation nationale du futur plan stratégique.
Dans la même dynamique, le représentant de la GIZ, Mathias, a salué les avancées enregistrées par le Sénégal en matière de gouvernance et de transparence. Il a réaffirmé l’engagement de la coopération allemande à accompagner l’OFNAC dans ce processus stratégique.

Dans son intervention, il a mis en exergue l’importance d’un plan stratégique réaliste, inclusif et orienté vers les résultats. « Un bon plan stratégique doit être à la fois ambitieux et opérationnel, avec des indicateurs clairs permettant d’évaluer les progrès accomplis », a-t-il souligné.
Le représentant de la GIZ a également insisté sur la nécessité d’intégrer les standards internationaux en matière de lutte contre la corruption, tout en tenant compte des réalités locales. Il a salué la démarche participative adoptée dans l’élaboration du PSD, impliquant un large éventail de parties prenantes.

Cet atelier de validation constitue ainsi une étape charnière avant l’adoption définitive du Plan stratégique de développement 2026-2030 de l’OFNAC. Il vise à consolider les contributions, harmoniser les orientations et garantir une appropriation collective du document.
À travers cette initiative, l’OFNAC entend se doter d’un outil stratégique à la hauteur des défis actuels, dans un contexte où la transparence et la bonne gouvernance s’imposent comme des exigences incontournables du développement durable.

Assane Diop, Journaliste