LFR 2026 : OUSMANE SONKO DÉFEND LA SOUVERAINETÉ DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE FACE AUX PRESSIONS

27/10/2026 Djiby 903
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Lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, Ousmane Sonko a tenu à rappeler la place centrale de l’Assemblée nationale dans les institutions sénégalaises. Face aux menaces et aux pressions évoquées ces derniers jours, le président de l’Assemblée a défendu la liberté des députés de voter selon leur appréciation de l’intérêt supérieur du Sénégal.

Le ton est ferme. À l’ouverture de la séance consacrée à l’examen du projet de loi n° 40/2026 portant loi de finances rectificative pour l’année 2026, Ousmane Sonko a adressé un message sans ambiguïté à ceux qui, selon lui, se sont récemment agités autour de l’institution parlementaire.

« Cette Assemblée votera en toute sérénité, en toute lucidité », a-t-il déclaré, en dénonçant les menaces et les pressions exercées contre l’Assemblée nationale.

Dans son intervention, le président de l’Assemblée a tenu à rappeler le rôle constitutionnel de l’institution qu’il dirige. Il a notamment insisté sur sa place dans l’architecture institutionnelle du Sénégal, soulignant que le pouvoir législatif dispose de prérogatives propres et ne saurait être soumis aux injonctions d’un autre pouvoir.

Le message le plus fort de son discours concerne la séparation des pouvoirs. Pour Ousmane Sonko, ceux qui considèrent que l’ensemble de la vie institutionnelle doit tourner autour de l’exécutif font fausse route.

« Si dans ce pays, il se trouve des gens qui pensent que la terre tourne autour d’un seul pouvoir, c’est-à-dire le pouvoir exécutif, ils se trompent », a-t-il affirmé.

Le président de l’Assemblée nationale a ainsi rappelé que la Constitution organise et répartit les pouvoirs entre les différentes institutions. Une manière de défendre l’autonomie du Parlement au moment où les députés sont appelés à se prononcer sur un texte budgétaire important.

Pour lui, le vote de la loi de finances rectificative doit relever exclusivement de l’appréciation des représentants du peuple, sans intimidation ni pression extérieure.

Ousmane Sonko a également insisté sur la liberté de décision des parlementaires. Selon lui, les députés doivent pouvoir se prononcer en fonction de leur propre analyse du texte et de l’intérêt supérieur du Sénégal.

« S’ils jugent pertinent, au nom de l’intérêt suprême du Sénégal, de l’adopter, ils l’adopteront. S’ils jugent pertinent de la rejeter, ils la rejetteront », a-t-il déclaré.

Cette prise de position place le débat budgétaire sous le signe de la souveraineté parlementaire. Le président de l’Assemblée entend ainsi rappeler que le rôle des députés ne se limite pas à entériner les décisions du gouvernement, mais consiste aussi à examiner, discuter et voter les projets de loi.

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