FONDS SPÉCIAUX : AL AMINOU LO RENVOIE OUSMANE SONKO À SON PROPRE PASSAGE À LA PRIMATURE

25/10/2026 Djiby 1 256
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Par N Ndiaye 

Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a exprimé son étonnement face aux critiques d’Ousmane Sonko sur la gestion des fonds spéciaux. Il rappelle que le président de l’Assemblée nationale a lui-même administré ces crédits pendant deux ans et demi lorsqu’il occupait la Primature, tout en plaidant pour un dialogue institutionnel afin de sortir de l’impasse.

Ahmadou Al Aminou Lo n’a pas caché sa surprise face aux réserves exprimées par Ousmane Sonko sur la transparence dans la gestion des fonds spéciaux. Le chef du gouvernement a renvoyé son prédécesseur à son propre bilan, soulignant le paradoxe qu’il perçoit dans sa position actuelle.

Selon le Premier ministre, Ousmane Sonko a lui-même géré ces fonds pendant deux ans et demi lorsqu’il dirigeait le gouvernement. Dès lors, Al Aminou Lo s’interroge sur les raisons qui conduisent aujourd’hui le président de l’Assemblée nationale à mettre en doute la capacité de ses successeurs à en assurer une gestion transparente.

Cette sortie intervient dans un contexte de tensions entre l’exécutif et les députés de Pastef autour de l’encadrement des fonds spéciaux. Le parti conditionne son vote du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 à des garanties supplémentaires concernant le contrôle de ces crédits. La question de la transparence budgétaire s’impose ainsi au cœur du débat politique.

Malgré cette mise au point, le Premier ministre a privilégié la voie du dialogue. « Il faut qu’on s’assoie », a-t-il déclaré, appelant à des discussions dans un cadre respectueux de la Constitution, des prérogatives de chaque institution et des exigences de bonne gouvernance.

Le dossier demeure toutefois sensible. Le Conseil constitutionnel a annulé, le 15 octobre, la loi organique relative aux fonds spéciaux adoptée par l’Assemblée nationale pour vice de procédure. La séance plénière consacrée au PLFR 2026, annoncée pour le mardi 27 octobre à 10 heures, constitue désormais une échéance importante pour mesurer l’évolution des discussions entre le gouvernement et la majorité parlementaire.

Reste à savoir si l’appel au dialogue lancé par Ahmadou Al Aminou Lo permettra de rapprocher les positions ou si les désaccords sur le contrôle des fonds spéciaux continueront de peser sur l’examen du budget rectificatif.

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