PLFR 2026 : LES SUBVENTIONS ÉNERGÉTIQUES PÈSENT DAVANTAGE SUR L’ÉQUILIBRE BUDGÉTAIRE

22/09/2026 La Rédaction 782
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Par : K Diallo

Le Projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2026 modifie sensiblement les prévisions budgétaires du Sénégal. Le texte, adopté par le Conseil des ministres et transmis à l’Assemblée nationale, tient compte notamment de l’évolution des recettes publiques, de la hausse des dépenses et du renchérissement du coût des subventions énergétiques.

 

Selon les données présentées dans le PLFR, les recettes de l’État sont désormais projetées à 5 848,7 milliards de FCFA, contre 6 188,8 milliards de FCFA dans la Loi de finances initiale (LFI) 2026, soit une baisse de 340,1 milliards de FCFA. Dans le même temps, les dépenses sont réévaluées à 7 583,9 milliards de FCFA, contre 7 433,9 milliards initialement prévus.

 

Cette évolution entraîne une aggravation du déficit budgétaire. Celui-ci est désormais estimé à 1 735,2 milliards de FCFA, soit 7,6 % du PIB, contre 1 245,1 milliards de FCFA, soit 5,4 % du PIB, dans la LFI 2026.

 

UNE FORTE HAUSSE DES SUBVENTIONS ÉNERGÉTIQUES

 

L’un des principaux changements concerne le coût du soutien public au secteur énergétique. L’enveloppe consacrée aux subventions à l’énergie passe de 250 milliards de FCFA dans la LFI à 790,3 milliards de FCFA dans le PLFR, soit une augmentation de 540,3 milliards de FCFA. Cette progression représente désormais environ 3,5 % du PIB, contre 1,1 % initialement prévu.

 

Cette hausse est notamment liée à l’évolution des cours internationaux du pétrole. Le contexte énergétique international exerce ainsi une pression supplémentaire sur les finances publiques sénégalaises.

 

VERS UN DISPOSITIF DE SUBVENTION PLUS CIBLÉ

 

Le PLFR prévoit parallèlement une évolution du mécanisme de subvention. Le gouvernement indique vouloir passer progressivement d’un système généralisé à un dispositif davantage ciblé en faveur des ménages vulnérables, du transport collectif et de certaines activités essentielles.

 

Cette orientation doit être accompagnée d’un renforcement des dispositifs de protection sociale. L’enveloppe destinée aux bourses de sécurité familiale est ainsi portée de 35 à 70 milliards de FCFA dans le PLFR.

 

Sur le plan budgétaire, cette réorientation intervient alors que l’État doit simultanément composer avec la baisse des recettes, l’augmentation de certaines dépenses et un besoin de financement évalué à 6 774,2 milliards de FCFA.

 

Le PLFR 2026 traduit ainsi un nouvel ajustement des priorités budgétaires au cours de l’exercice. Le débat parlementaire devra notamment porter sur les modalités de financement du déficit, l’évolution des dépenses publiques et la réforme progressive du système de subventions énergétiques.

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