JOJ Dakar 2026 : Oumar Pène fait vibrer le camp pénal et pose un acte fort de solidarité en faveur des détenus

06/11/2026 Djiby 1 746
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Par Assane Diop 

Dans le cadre de l’héritage social des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, le lead vocal du Super Diamono a offert son premier concert en milieu carcéral, jeudi 5 novembre au camp pénal de Dakar.

Le camp pénal de Dakar a vécu une journée hors du commun. Jeudi 5 novembre 2026, dans le cadre des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, Oumar Pène, lead vocal du Super Diamono et ambassadeur de la réinsertion des personnes détenues, a donné son premier concert en détention. Une communion musicale exceptionnelle, marquée par un geste fort de solidarité en faveur des pensionnaires.

L’initiative s’inscrit dans un programme musical qui doit se poursuivre dans les établissements pénitentiaires de Kaolack et Thiès. Objectif affiché : faire de la culture un levier d’inclusion sociale et de réinsertion, au-delà de la dimension sportive des JOJ Dakar 2026.

L’événement s’est tenu en présence de la ministre déléguée chargée de la Culture, Mame Coumba Diop, à la tête d’une importante délégation composée de Ndeye Khoudia Diagne, directrice des Arts, Fatou Sène, directrice du Centre culturel Blaise Senghor, du directeur de l’École des arts et de la culture et de représentants du Théâtre national Daniel-Sorano. Étaient également présents Alioune Ciss, directeur général de l’Administration pénitentiaire, le rappeur Malal Talla alias Fou Malade, et Moustapha Dieng, manager d’Oumar Pène.

Alioune Ciss : la réinsertion au coeur de la mission pénitentiaire

Pour le directeur général de l’Administration pénitentiaire, Alioune Ciss, cette rencontre rappelle que la détention ne saurait se résumer à sa dimension sécuritaire. L’accompagnement humain, social et culturel des détenus est une mission essentielle.

La présence d’un artiste de la dimension d’Oumar Pène au camp pénal constitue un signal fort. Ce type d’activité permet de faire des établissements pénitentiaires des espaces d’expression, de révélation de talents et de reconstruction de la confiance en soi.

Mame Coumba Diop : la culture comme instrument d’inclusion

La ministre déléguée chargée de la Culture, Mame Coumba Diop, a salué une démarche humaniste. Pour elle, l’accès à la culture ne doit pas être réservé aux salles de spectacle. Les personnes privées de liberté doivent aussi bénéficier des bienfaits de l’expression artistique.

Musique, théâtre et création contribuent à l’épanouissement personnel, au maintien de l’estime de soi et à la préparation du retour dans la société, a-t-elle souligné.

Un engagement porté par Moustapha Dieng et Fou Malade

Manager d’Oumar Pène et cheville ouvrière de l’organisation, Moustapha Dieng a donné à l’engagement de l’artiste une dimension concrète, associant musique, solidarité et responsabilité sociale.

Présent également, Malal Talla alias Fou Malade a mis en lumière la capacité de la culture urbaine à offrir un espace d’expression et de dialogue. Plusieurs détenus ont d’ailleurs investi la scène pour interpréter des morceaux de rap, prouvant que le talent existe aussi derrière les murs.

Des dons en nature pour joindre l’acte à la musique

Au-delà de la prestation artistique, Oumar Pène a posé un acte fort de solidarité. L’ambassadeur de la réinsertion est venu les mains chargées de dons en nature destinés à améliorer le quotidien des détenus : détergents, serviettes hygiéniques, éponges, 400 litres d’huile et de l’eau.

Un geste qui dépasse le symbole. La présence de serviettes hygiéniques traduit notamment une attention particulière aux besoins spécifiques des femmes détenues.

Une communion mémorable avec 

Sur scène, la communion a été totale. Dès les premières notes du répertoire du Super Diamono, les pensionnaires ont repris en choeur les classiques d’Oumar Pène dans une ambiance chaleureuse et fraternelle. La programmation, enrichie par les prestations de Gunman Xuman et de Fou Malade, a transformé les détenus de simples spectateurs en acteurs de l’événement.

JOJ Dakar 2026 : un héritage qui dépasse le sport

En inscrivant ces concerts dans l’agenda des JOJ Dakar 2026, les organisateurs donnent corps aux valeurs olympiques de paix, de fraternité, de respect et de solidarité. Après Dakar, le programme est attendu à Kaolack et à Thiès.

Avec ce double geste, artistique et social, Oumar Pène donne un contenu concret à son titre d’ambassadeur de la réinsertion. Un rappel essentiel : la réinsertion ne commence pas à la sortie de prison. Elle se construit pendant la détention, par la culture, la solidarité et la reconnaissance de la dignité humaine.

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