E-OSC : LE SÉNÉGAL DIGITALISE LE SUIVI DES ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

02/10/2026 La Rédaction 625
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Par: Assane Diop

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans la transformation numérique de son administration avec le lancement de la plateforme e-OSC. Cet outil est destiné à améliorer la connaissance, la cartographie et le suivi des organisations de la société civile, notamment les ONG, associations et fondations.

La cérémonie de lancement a réuni des représentants de l’administration territoriale, de la société civile ainsi que plusieurs acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la plateforme. Les échanges ont notamment porté sur la transparence, la redevabilité, la coordination des interventions et la traçabilité des ressources mobilisées par les organisations.

UNE CARTOGRAPHIE NATIONALE DU TISSU ASSOCIATIF

Représentant l’administration territoriale, l’Adjointe au Gouverneur de la région de Dakar a souligné que e-OSC s’inscrit dans la dynamique de modernisation et de digitalisation des services publics.

La plateforme doit permettre de centraliser les informations relatives aux organisations de la société civile et de mieux connaître leurs domaines d’intervention, leurs projets ainsi que les populations bénéficiaires.

La réussite du dispositif dépendra toutefois de la participation des acteurs concernés et de la mise à jour régulière des informations enregistrées.

DES DONNÉES POUR MIEUX SUIVRE LES INTERVENTIONS

Pour Madior Niang, chargé du suivi-évaluation de e-OSC, l’un des objectifs majeurs consiste à mettre à la disposition des autorités des données fiables, structurées et actualisées.

La plateforme doit notamment permettre de renseigner les zones d’intervention, les projets réalisés, les financements mobilisés, les partenaires et bailleurs ainsi que le nombre de bénéficiaires.

Elle comprend également une dimension cartographique destinée à localiser les organisations et à mieux visualiser leur implantation sur le territoire national.

DAVANTAGE DE VISIBILITÉ POUR LA SOCIÉTÉ CIVILE

Le président de la Plateforme des acteurs non étatiques, Malick Diop, a insisté sur la nécessité de mieux structurer et valoriser la contribution des organisations de la société civile au développement.

ONG et associations interviennent dans plusieurs secteurs, notamment l’éducation, la santé, l’agriculture, l’environnement, l’action sociale, la formation et l’insertion économique.

Dans ce contexte, la consolidation des données doit contribuer à une meilleure appréciation des résultats et de l’impact des interventions sur les territoires.

TRANSPARENCE ET TRAÇABILITÉ DES FINANCEMENTS

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique inscrit également e-OSC dans une démarche visant à renforcer la transparence et la redevabilité.

L’enjeu est notamment de disposer d’une meilleure connaissance des organisations, de leurs activités, de leurs partenaires et des ressources mobilisées.

La traçabilité des financements constitue ainsi l’un des axes du dispositif. Cette démarche participe également aux efforts de prévention des risques liés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.

À terme, e-OSC est appelée à dépasser la simple fonction de cartographie pour devenir un outil de suivi et d’aide à la décision.

UN DÉPLOIEMENT PROGRESSIF

Le déploiement de la plateforme est prévu en plusieurs phases. La première porte sur la cartographie nationale et la collecte des données relatives aux organisations.

Une deuxième étape doit permettre d’intégrer davantage de fonctionnalités administratives, notamment certaines démarches et le suivi en ligne des procédures.

La troisième phase doit offrir aux organisations la possibilité de mieux valoriser leurs activités, de publier leurs actualités et de partager différentes informations et opportunités.

UNE DÉCLINAISON DU NEW DEAL TECHNOLOGIQUE

Le lancement de e-OSC s’inscrit dans la dynamique du New Deal technologique, qui place la transformation numérique au cœur de la modernisation de l’administration sénégalaise.

À travers cet outil, les autorités ambitionnent de simplifier les procédures, d’améliorer la circulation de l’information et de renforcer la coordination entre l’État, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers.

La réussite de cette initiative dépendra toutefois de la qualité des données renseignées et de l’implication effective des ONG, associations et autres organisations concernées. Avec e-OSC, l’administration entend ainsi renforcer progressivement la transparence, la traçabilité et la connaissance du secteur associatif au Sénégal.

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