ÉLECTIONS TERRITORIALES DE 2027 : AMINATA TOURÉ ASSURE QUE LE CALENDRIER RÉPUBLICAIN SERA RESPECTÉ

16/08/2026 Djibril Diallo 759
Publicité

Loading

À l’approche des échéances électorales de 2027, Aminata Touré se veut rassurante sur la tenue des élections territoriales. La Haut-Représentante du chef de l’État récuse toute inquiétude concernant un éventuel report du scrutin et affirme que le calendrier républicain sera respecté.

 

Selon elle, le président Bassirou Diomaye Faye agit dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles. Elle invite ainsi l’opposition à lui laisser la marge de décision que lui confère la loi.

 

« L’ÉLECTION MUNICIPALE SE TIENDRA EN 2027 »

 

Aminata Touré rappelle notamment les dispositions de l’article 269 du Code électoral, qui permettent au président de la République de fixer par décret la date des élections territoriales au cours de la cinquième année du mandat des élus locaux.

 

« Le président est toujours dans le cadre de la loi », insiste-t-elle, assurant que l’élection municipale « se tiendra dans l’année 2027 ».

 

Cette déclaration intervient alors que plusieurs voix issues de l’opposition et de la société civile réclament davantage de visibilité sur le calendrier électoral. Pour Aminata Touré, cette vigilance est légitime dans une démocratie, mais elle ne saurait être assimilée à un manquement de l’Exécutif.

 

L’ÉVENTUELLE DISSOLUTION DE L’ASSEMBLÉE EN QUESTION

 

L’incertitude autour des prochaines échéances ne concerne pas uniquement les élections territoriales. Une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale pourrait également ouvrir la voie à de nouvelles élections législatives.

 

Sur cette question, Aminata Touré refuse de se substituer au chef de l’État. « Est-ce qu’il dissout ? Est-ce qu’il ne dissout pas ? Ce sont ses prérogatives », rappelle-t-elle.

 

Elle estime néanmoins que la configuration actuelle de l’Assemblée nationale ne facilite pas l’action du président de la République. Elle appelle ainsi les députés à retrouver une « posture républicaine » et à privilégier un fonctionnement plus apaisé des institutions.

 

KIIRAY SE PRÉPARE POUR LES PROCHAINES ÉCHÉANCES

 

Sur le terrain politique, Aminata Touré affiche également les ambitions de Kiiray, formation dirigée par le président Bassirou Diomaye Faye.

 

Elle assure que le parti se prépare déjà aux prochaines échéances électorales, quelle que soit la date finalement retenue pour les différents scrutins.

 

« Nous serons prêts, quelle que soit la date qui est fixée », affirme-t-elle.

 

La stratégie repose notamment sur un renforcement de l’implantation territoriale. Aminata Touré met en avant la présence de nombreux maires au sein de la formation ainsi que leur proximité avec les populations.

 

Elle fait également état de l’adhésion de « plus de 447 organisations » à la dynamique politique autour de Kiiray.

 

UNE RECOMPOSITION POLITIQUE AUTOUR DE KIIRAY

 

Pour la responsable politique, cette dynamique dépasse les simples ralliements individuels. Elle estime qu’une partie des forces ayant accompagné Bassirou Diomaye Faye lors de son accession au pouvoir est désormais appelée à se retrouver dans cette nouvelle configuration politique.

 

Elle rappelle notamment que l’actuel président de la République était auparavant secrétaire général de PASTEF et que cette formation avait participé à la coalition Diomaye Président.

 

Aminata Touré affirme ainsi que « des pans importants de PASTEF » rejoignent désormais Kiiray, évoquant des démissions et des ralliements enregistrés dans plusieurs localités.

 

2027, PREMIER TEST ÉLECTORAL POUR KIIRAY

 

À travers cette dynamique, la bataille de l’ancrage territorial semble déjà engagée. Les élections territoriales de 2027 pourraient constituer un premier test majeur pour mesurer le poids électoral réel de Kiiray.

 

Face à PASTEF et aux autres formations politiques, le nouveau parti devra démontrer sa capacité à transformer ses ralliements, son implantation locale et son discours politique en véritable force électorale.

 

En attendant, Aminata Touré insiste sur un principe : le calendrier électoral doit rester conforme au cadre légal et le fonctionnement des institutions doit être préservé, quelles que soient les tensions politiques.

Articles similaires