TENSIONS ET VIOLENCES POLITIQUES AU SÉNÉGAL AVANT LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

13/11/2024 Djibril Diallo 1
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À quelques jours des élections législatives prévues pour le 17 novembre, le Sénégal est plongé dans une atmosphère de tensions croissantes et de violences, malgré les avertissements du président Bassirou Diomaye Faye. Les derniers événements, notamment à Saint-Louis, soulignent une détérioration alarmante de la situation politique.

Thierno Alassane Sall, tête de liste de la coalition Sénégal Kessé, a exprimé ses préoccupations face à cette escalade. Il appelle les autorités à prendre leurs responsabilités pour empêcher une crise politique imminente, aggravée par un contexte social et économique déjà tendu. Selon lui, le discours provocateur du Premier ministre et les violences ciblant les cortèges de campagne exacerbent les tensions.

Dans une note publiée par Seneweb, Sall rappelle que le président avait précédemment exhorté les coalitions à s’abstenir de violence. Cependant, ses avertissements ont été ignorés, notamment lors de l’attaque d’un siège de coalition et des appels à l’armement lancés par certains leaders politiques. Cette absence de réaction de l’État face à ces provocations crée un climat d’impunité, propice à une escalade de la violence.

Le cortège du Premier ministre a également été attaqué, les incidents de Saint-Louis illustrant la fragilité de la situation. Face à cette montée de la violence, le Premier ministre, bien que responsable en partie de ce climat délétère, possède des outils pour agir. Ses réunions avec le président et les instances de sécurité nationale devraient lui permettre de prendre des mesures adéquates.

Cependant, au lieu d’adopter une posture sérieuse face à ces menaces, le Premier ministre semble se livrer à des discours belliqueux, renforçant ainsi la division. Son appel à la loi du talion est perçu comme une incitation à la violence, un comportement inacceptable dans le cadre de ses fonctions.

Cette situation crée un précédent dangereux qui, dans d’autres circonstances, aurait conduit à des sanctions immédiates. Le Sénégal, déjà en proie à une crise économique et sociale, pourrait bien être au bord d’une crise politique majeure si les tensions ne sont pas rapidement apaisées.

Les deux têtes de l’exécutif sont donc appelées à faire preuve d’impartialité et d’un sens aigu de leurs responsabilités pour évaluer les dangers de leur rivalité, qui menace la stabilité du pays. La coalition Sénégal Kessé et Thierno Alassane Sall en appellent à un retour au calme pour préserver l’intégrité du processus électoral à venir.

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