CLÔTURE DE LA TOURNÉE ITALIENNE LE KHALIFE DE BAMBILOR DONNE UN COURS MAGISTRAL DE DIPLOMATIE RELIGIEUSE À CREMA

20/09/2026 La Rédaction 348
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Par: À Saleh

En visite en Italie pour la 18ème édition de sa tournée européenne, Thierno Amadou BA, Khalife de Bambilor et Ambassadeur de la paix, a marqué les esprits ce dimanche 20 septembre 2026 à Crema. Devant un parterre d’autorités religieuses et civiles, le guide spirituel a livré un plaidoyer vibrant pour une gestion humaniste de l’immigration et un dialogue interreligieux actif, érigeant le modèle de coexistence sénégalais en exemple universel.

 

L’étape finale de la tournée italienne du Khalife de Bambilor s’est transformée en un grand moment d’échange intellectuel et spirituel. Invitée par l’ONG R.I.E.P.P. (Réseau International pour l’Éducation, la Paix et la Prospérité) présidée par Abdou Sylla, la Sala Alessandrini de Crema a fait salle comble pour écouter Thierno Amadou Ba.

Aux côtés de figures majeures de la région, notamment Monseigneur Daniele Gianotti, Évêque de Crema, et des représentants de la municipalité, le Président de l’ONG Fawzi Wanadiaty a développé une feuille de route en trois axes pour relever les défis contemporains du vivre-ensemble.

L’immigration au-delà des chiffres : une question d’humanité

Loin des débats purement statistiques, le Khalife de Bambilor a d’emblée replacé l’humain au cœur de la question migratoire. « Derrière le mot « immigration », il y a des visages. Des mères, des pères, des étudiants, des travailleurs », a rappelé le guide religieux.

Insistant sur le fait que le parcours migratoire reste un chemin semé d’embûches, il a exhorté les sociétés d’accueil à renforcer les mécanismes de solidarité et d’accompagnement. Pour Thierno Amadou BA, la question fondamentale qui se pose à l’Europe moderne est éthique : « Quand un être humain traverse une frontière, devons-nous voir uniquement un étranger… ou devons-nous d’abord voir un être humain ? »

Le modèle sénégalais comme boussole interreligieuse

S’appuyant sur la Sourate Al-Hujurât (« Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez »), l’ambassadeur de la paix a vigoureusement soutenu que la diversité n’est pas une menace, mais une richesse.

Il a partagé l’expérience singulière du Sénégal, pays reconnu mondialement pour son climat de coexistence pacifique et son dialogue islamo-chrétien exemplaire. Selon lui, cette diplomatie religieuse active, basée sur le rapprochement des cultures et le démantèlement des préjugés, est l’outil le plus efficace pour bâtir une cohésion sociale durable à l’échelle internationale.

Hommage aux acteurs de l’ombre et appel à la jeunesse

Le Khalife a profité de cette tribune pour saluer publiquement l’engagement citoyen de la diaspora, incarné par Monsieur Abdou Sylla et l’association RIEPP. « Une communauté ne se construit pas avec des discours, elle se construit avec des actions », a-t-il martelé, rendant hommage à ceux qui soutiennent bénévolement les familles et les jeunes.En conclusion, le guide spirituel s’est tourné vers les nouvelles générations, qu’il refuse de voir comme un fardeau : « Mes chers jeunes, vous n’êtes pas un problème à résoudre. Vous êtes une force à accompagner. » En tant que ponts vivants entre plusieurs cultures et plusieurs langues, cette jeunesse est, selon lui, le principal vecteur de cette « rencontre du donner et du recevoir » qui s’est achevée à Crema dans la fraternité d’un apéritif multiculturel.

 

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