SIMONE GBAGBO REVIENT SUR SON ARRESTATION EN 2011 : « ILS ONT ESSAYÉ DE ME VIOLER »

Par: A Séne
De passage à Paris pour rencontrer les militants du Mouvement des Générations Capables (MGC), Simone Gbagbo est revenue sur l’un des épisodes les plus douloureux de son parcours politique. Dans un entretien accordé à France 24, l’ancienne Première dame de Côte d’Ivoire affirme avoir subi une agression et une tentative de viol lors de son arrestation en avril 2011, en pleine crise post-électorale.
Interrogée par Marc Perelman, Simone Gbagbo a livré un témoignage particulièrement dur sur les circonstances de son arrestation, intervenue le 11 avril 2011 à Abidjan, quelques mois après l’élection présidentielle de novembre 2010.
« Ce qui s’est passé en 2011 au moment de mon arrestation, c’était quelque chose de très grave. J’ai été agressée. Il y en a qui ont essayé même de me coucher, de me violer et tout », a-t-elle déclaré.
« LES FRANÇAIS ÉTAIENT LÀ AVEC DES CAMÉRAS »
Dans son récit, Simone Gbagbo affirme également que des militaires français étaient présents au moment des violences qu’elle décrit. Elle leur reproche notamment de ne pas être intervenus.
« L’armée française était là. Les Français étaient là avec des caméras, à filmer. Ils n’ont pas levé le petit doigt pour aider qui que ce soit », a-t-elle affirmé.
Ces déclarations relèvent du témoignage personnel de Simone Gbagbo et constituent des accusations qu’il convient de distinguer de faits établis par une décision judiciaire.
UN PARDON REVENDIQUÉ MALGRÉ LES ÉPREUVES
Malgré la gravité des faits qu’elle affirme avoir vécus, Simone Gbagbo dit avoir choisi le chemin du pardon. Elle explique que cette démarche a notamment commencé durant sa détention à Odienné.
« J’ai été amenée à pardonner au président Alassane Ouattara. Alors pourquoi je lui pardonnerais et qu’à la France, je ne pardonnerais pas ? », a-t-elle déclaré.
SIMONE ET LAURENT GBAGBO, DEUX TRAJECTOIRES POLITIQUES DISTINCTES
Depuis leur divorce en 2023, Simone et Laurent Gbagbo poursuivent des trajectoires politiques distinctes. Simone Gbagbo dirige le Mouvement des Générations Capables (MGC), tandis que Laurent Gbagbo reste à la tête du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI).
Plus de quinze ans après la crise post-électorale ivoirienne, le témoignage de Simone Gbagbo remet en lumière les violences qu’elle affirme avoir subies lors de son arrestation, tout en soulignant sa volonté affichée de tourner la page à travers le pardon.
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