PÉTROLE DE SANGOMAR : LE MINISTÈRE DÉMENT QUE L’ÉTAT NE PERÇOIVE QUE « 25 FRANCS SUR 1 MILLION »

04/08/2026 Djibril Diallo 357
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Le ministère en charge du Pétrole a apporté une mise au point sur les revenus tirés par l’État du Sénégal de l’exploitation du champ pétrolier de Sangomar, rejetant catégoriquement les affirmations selon lesquelles le pays ne percevrait que « 25 francs sur 1 000 000 de francs de pétrole vendu ».

 

Dans un communiqué, le ministère qualifie cette affirmation de « manifestement erronée » et dénonce une confusion entre les recettes brutes issues de la commercialisation du pétrole, la récupération des coûts d’investissement et le mécanisme de partage de production prévu par le Contrat de recherche et de partage de production (CRPP).

 

À titre illustratif, le ministère indique qu’au premier trimestre 2026, le champ de Sangomar a produit 8,96 millions de barils, pour une valeur brute estimée à 759,2 millions de dollars. Sur cette production, 437 839 barils, représentant environ 37,1 millions de dollars, sont revenus directement à l’État du Sénégal.

 

Selon les autorités, ce montant ne prend toutefois pas en compte la part économique de PETROSEN, ni les impôts, taxes, droits et autres recettes fiscales générés par l’exploitation du projet.

 

Le ministère rappelle par ailleurs que la part revenant aux partenaires ne correspond pas intégralement à des bénéfices. Une partie significative de la production est d’abord destinée à la récupération des coûts liés aux travaux de recherche, au développement et à l’exploitation du champ. Ce n’est qu’après cette phase de recouvrement des investissements que le « profit oil » est partagé entre l’État et les partenaires, conformément aux dispositions contractuelles.

 

Les autorités soulignent ainsi que les revenus du Sénégal ne se limitent pas à la seule quantité de pétrole directement attribuée à l’État. Ils comprennent également la participation de PETROSEN, fixée à 18 %, ainsi que les différentes recettes fiscales et non fiscales générées par l’exploitation du champ de Sangomar.

 

Le ministère précise également que les données publiées par l’opérateur Woodside doivent être analysées à la lumière de la récupération accélérée de certaines dépenses engagées avant la décision finale d’investissement. Pour les autorités, ces chiffres ne sauraient donc être considérés comme reflétant la répartition définitive des bénéfices ni la part globale des revenus revenant au Sénégal.

 

Face à la circulation d’informations jugées inexactes, le ministère appelle les acteurs publics, les médias et les citoyens à davantage de rigueur dans le traitement des questions relatives aux ressources pétrolières et gazières.

 

Il réaffirme enfin son engagement à assurer une information transparente, fiable et documentée sur la gestion des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles du Sénégal.

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