LOCALES 2027 À NGUÉNIÈNE : BOUGAR DIOUF DÉVOILE SON AMBITIEUX PLAN DE TRANSFORMATION

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À Nguéniène, les prémices de la bataille pour les élections locales de 2027 se dessinent déjà dans le paysage politique. Parmi les figures qui ambitionnent de peser dans cette compétition municipale, Bougar Diouf, président du mouvement citoyen INWI (Initiative nationale Wouti Indi), affiche clairement ses intentions et déroule une vision qu’il veut centrée sur le développement territorial et les préoccupations quotidiennes des populations.

Dans un entretien accordé au journal Évidence, le jeune entrepreneur expose un programme articulé autour de l’agriculture, de l’emploi des jeunes, de l’assainissement et du désenclavement des localités de la commune. Avec un ton offensif et parfois critique envers la gestion municipale actuelle, il cherche surtout à se positionner comme une alternative de proximité.

L’un des axes majeurs de son projet concerne la gestion des ressources hydriques et la promotion de l’agriculture locale. « Au niveau de la zone nord, nous allons construire des bassins capables de retenir les eaux pluviales », annonce Bougar Diouf, présentant cette initiative comme un levier essentiel du futur développement communal.

Selon lui, ces infrastructures auront un double impact : renforcer l’accès à l’eau et créer des opportunités économiques pour les jeunes grâce au maraîchage.

« Nous comptons doter les jeunes de motopompes afin de les accompagner dans le maraîchage. Ces bassins permettront également d’améliorer l’accès à l’eau potable dans certaines zones confrontées à des difficultés récurrentes », explique-t-il.

Dans cette même logique, le président d’INWI projette la mise en place de « maisons agricoles » destinées à soutenir les producteurs locaux. Ces structures auraient pour mission de financer les cultivateurs, distribuer des semences et renforcer les capacités techniques des acteurs agricoles.

Bougar Diouf insiste sur la nécessité de replacer l’agriculture au cœur des politiques communales.

« Nous connaissons parfaitement les réalités des populations parce que nous les vivons avec elles au quotidien. Nous avons pratiqué l’élevage, travaillé dans l’agriculture et sillonné plusieurs villages de la commune. Cette expérience du terrain nous donne aujourd’hui les compétences nécessaires pour apporter des solutions concrètes », soutient-il.

Au-delà de l’agriculture, le leader d’INWI attire l’attention sur les difficultés liées aux infrastructures routières dans certaines zones enclavées de la commune, notamment à Mbine Diaw, Keur Diaw et Ndoffane, où les déplacements deviennent particulièrement compliqués pendant l’hivernage.

Il évoque notamment une situation dramatique qui, selon lui, illustre l’urgence d’agir.

« Une femme a accouché sur une charrette faute de piste praticable pour rejoindre une structure de santé. Ce sont des situations inacceptables », déplore-t-il.

Face à ces difficultés, Bougar Diouf affirme avoir déjà engagé des travaux sur fonds propres afin d’améliorer la mobilité des habitants durant la saison des pluies.

« Nous avons décidé de construire des pistes praticables pour permettre aux populations de circuler normalement. Nous envisageons également la construction de ponts dans certaines zones », précise-t-il.

Le responsable politique se montre également très critique sur la question de l’assainissement, qu’il considère comme l’un des principaux défis de Nguéniène.

« Depuis 2022, nous alertons sur les problèmes d’assainissement dans la commune. Nous avons organisé des opérations de 72 heures pour lutter contre le paludisme et les maladies liées aux inondations », rappelle-t-il.

Il cite notamment l’opération « Songué Dané », menée dans plusieurs villages afin d’accompagner les populations pendant l’hivernage et de limiter les conséquences sanitaires des inondations.

Dans son discours, Bougar Diouf cherche à se démarquer des affrontements politiques traditionnels et revendique une démarche tournée vers les résultats.

« Je ne fais pas de politique politicienne. Je défends une politique de développement », martèle-t-il, mettant en avant les actions sociales et communautaires conduites par son mouvement ces dernières années.

Le président d’INWI affiche ainsi son ambition de faire de Nguéniène une « commune émergente », grâce à la modernisation des infrastructures de base, au développement territorial et à la promotion de l’entrepreneuriat local.

Sur le plan national, Bougar Diouf réaffirme également son soutien au président Bassirou Diomaye Faye.

« Notre loyauté va au chef de l’État et nous allons l’accompagner pour qu’il puisse poursuivre ses réformes et répondre aux attentes des populations », affirme-t-il.

Il souligne par ailleurs que le mouvement INWI regroupe des militants issus de plusieurs formations politiques, notamment Pastef, le Parti socialiste et Rewmi, réunis, selon lui, autour d’un objectif commun : le développement de Nguéniène.

En conclusion de cet entretien, Bougar Diouf a rendu un hommage appuyé à feu Ousmane Tanor Dieng, qu’il présente comme son mentor politique.

« Il a énormément contribué au développement de cette commune. Je prie pour que Dieu l’accueille dans Son paradis céleste », a-t-il déclaré.

À travers cette sortie médiatique, Bougar Diouf pose ainsi les premiers jalons de sa stratégie en vue des locales de 2027 et s’impose déjà comme l’un des acteurs à suivre dans la course à la mairie de Nguéniène.