LFR 2026 : AMADOU BA APPELLE À UNE CONCERTATION URGENTE POUR ÉVITER UNE IMPASSE BUDGÉTAIRE

21/10/2026 Djiby 811
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Par D Diallo 

L’ancien Premier ministre et ancien ministre des Finances, Amadou Ba, appelle le président de la République, le gouvernement et l’Assemblée nationale à engager une concertation urgente autour de la loi de finances rectificative (LFR) 2026. Dans une déclaration intitulée « Appel à la responsabilité nationale », le député met en garde contre les conséquences économiques et institutionnelles d’un éventuel blocage budgétaire.

 

Selon Amadou Ba, les divergences sur l’adoption de la LFR 2026, ainsi que leurs répercussions potentielles sur le prochain exercice budgétaire, pourraient accentuer les incertitudes économiques. Il estime que les désaccords politiques, inhérents au fonctionnement démocratique, ne doivent pas compromettre la continuité de l’action publique, notamment dans un contexte marqué par les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) et les créanciers du Sénégal.

 

L’ancien ministre des Finances alerte particulièrement sur le financement des subventions énergétiques. Il avance qu’en l’absence d’adoption de la LFR, près de 540 milliards de francs CFA pourraient ne pas disposer de crédits budgétaires suffisants. Une telle situation risquerait, selon lui, de provoquer des impayés, d’accumuler des arriérés et d’alourdir, à terme, le coût de la dette. Il appelle ainsi les différentes parties à rechercher un compromis avant la clôture de l’exercice budgétaire.

 

Sur le fond, Amadou Ba reconnaît la légitimité des préoccupations relatives au pouvoir d’achat, aux dépenses sociales, à l’investissement public et aux subventions énergétiques. Il considère toutefois que la discipline budgétaire et la justice sociale doivent être conciliées dans la conduite des politiques publiques.

 

Pour sortir de l’impasse, le député préconise une concertation institutionnelle destinée à dégager un accord sur les principales orientations budgétaires. Cette démarche, souligne-t-il, doit s’inscrire dans le respect des prérogatives de chaque institution, de l’État de droit et des décisions de justice.

 

Amadou Ba réitère également sa proposition d’organiser des Assises sur l’économie. Déjà évoquée lors du dialogue national, cette initiative viserait à établir un diagnostic partagé des difficultés structurelles du Sénégal et à identifier des réponses consensuelles.

 

S’appuyant sur son expérience à la tête du gouvernement et du ministère des Finances, l’ancien Premier ministre insiste sur les coûts économiques de l’incertitude et de l’inaction. Il invite les acteurs politiques à privilégier le dialogue et le compromis afin que les tensions institutionnelles ne pèsent davantage sur les finances publiques et les conditions de vie des Sénégalais.

 

« L’heure n’est pas à l’épreuve de force, mais à l’épreuve de responsabilité », conclut-il, appelant les institutions à placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus de leurs divergences politiques.

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