ABDOURAHMANE DIOUF CHARGE OUSMANE SONKO : NOUVEL ÉPISODE DE TENSIONS AU SOMMET DE L’ÉTAT

13/07/2026 Djibril Diallo 926
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Dernière minute: Démission de Dr Abdourahmane Diouf du Club des investisseurs sénégalais

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La tension politique est montée d’un cran ce lundi avec une nouvelle passe d’armes entre le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf, et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Dans une publication au ton particulièrement virulent, le leader du parti AWALÉ – JÁMBAAR YI a vivement réagi aux récentes déclarations de ce dernier sur une éventuelle motion de censure contre le gouvernement.

Sans le citer nommément, Abdourahmane Diouf a clairement visé Ousmane Sonko, l’accusant de méconnaître les procédures parlementaires et de s’éloigner des exigences de la République.

« Voilà ce qui arrive quand un député resquilleur arrive au perchoir de l’Assemblée nationale ; les procédures vous passent par-dessus la tête sans que vous n’en saisissiez la substance ; la morale que vous distillez vous étouffe par votre incapacité à pouvoir l’incarner ; la rigueur de l’analyse se dérobe sous le poids d’une vacuité intellectuelle criarde ; la vérité cède le pas à la manipulation outrancière qui fait le lit d’une révolution de perlimpinpin, sans guide consistant. La République ! Rien que la République ! », a-t-il écrit.

Cette sortie intervient au lendemain du discours prononcé par Ousmane Sonko à Mbacké. Le président de l’Assemblée nationale y avait averti le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et le Premier ministre, Al Aminou Lo, contre toute remise en cause des contrats renégociés lorsqu’il dirigeait la Primature. Il avait également évoqué la possibilité pour l’Assemblée nationale d’engager une motion de censure contre le gouvernement si celui-ci revenait sur ces décisions.

La réaction d’Abdourahmane Diouf s’ajoute à d’autres prises de position enregistrées au sein de la majorité. Quelques heures plus tôt, le Premier ministre Al Aminou Lo avait publié un message sur le patriotisme, affirmant que « chercher à faire du patriotisme le monopole d’un seul camp revient, précisément, à le trahir ». Une déclaration largement interprétée comme une réponse indirecte aux propos d’Ousmane Sonko.

Ces échanges illustrent les tensions qui s’installent au sommet de l’État, alors que des divergences apparaissent publiquement sur la conduite des réformes et les rapports entre le gouvernement et le président de l’Assemblée nationale. Les prochaines semaines pourraient être déterminantes pour mesurer l’impact de ces désaccords sur le fonctionnement des institutions et la cohésion de la majorité.

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