LE PRÉSIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE PASTEF, AYIB DAFFÉ, RÉPOND AUX CRITIQUES DE Y’EN A MARRE SUR LA LOI D’AMNISTIE

20/03/2025 Djibril Diallo 6
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Le président du groupe parlementaire Pastef, Ayib Daffé, a réagi vivement aux critiques émises par le mouvement citoyen Y’en a marre concernant la proposition de loi visant à interpréter la loi d’amnistie. Lors d’un point de presse tenu ce jeudi par les députés de Pastef, l’élu a défendu la légitimité du Parlement dans l’adoption des lois et a rejeté toute forme de pression extérieure.

Face aux accusations et aux mises en garde du mouvement Y’en a marre, qui avait déclaré « Vous aurez le peuple en face », Ayib Daffé a tenu à rappeler le rôle central des parlementaires dans le processus législatif. « Nous faisons tout dans l’intérêt du peuple, notamment en légiférant. Personne ne peut nous menacer en essayant de parler en son nom alors que ce n’est pas le cas », a-t-il affirmé avec fermeté.

Le député s’est également insurgé contre ceux qui prétendent parler au nom du peuple sans mandat électif. « Ces derniers temps, on entend beaucoup de personnes prétendre parler pour le peuple, mais quelle légitimité ont-elles pour le faire ? », a-t-il interrogé. Il a souligné que les parlementaires, élus démocratiquement, sont les seuls habilités à représenter et à défendre les intérêts du peuple. « Nous, qui sommes élus, hésitons parfois à nous exprimer au nom du peuple, alors que nous en avons pleinement le droit », a-t-il ajouté.

La proposition de loi en question, qui vise à interpréter la loi d’amnistie, a suscité des débats houleux au sein de la société civile et des mouvements citoyens. Y’en a marre avait averti que « le peuple sera en face » si la loi n’était pas abrogée, une déclaration perçue comme une menace par certains élus. Cependant, Ayib Daffé a réaffirmé que le Parlement agissait dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles et dans l’intérêt général.

Cette confrontation met en lumière les tensions entre les représentants élus et les mouvements citoyens, qui estiment parfois que leurs voix ne sont pas suffisamment prises en compte dans les décisions politiques. Alors que le débat sur la loi d’amnistie continue de faire rage, la question de la légitimité et de la représentation populaire reste au cœur des préoccupations.

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