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Lors de sa récente visite au Maroc, le président de la CAF, **Patrice Motsepe**, a profité de l’occasion pour discuter des défis liés à l’organisation des compétitions continentales et dévoiler les contours de la future **Ligue des Nations africaines**. Face à la presse, le dirigeant sud-africain a rappelé les impératifs financiers de l’instance et les réformes structurelles attendues d’ici 2029.
Abordant la question délicate de la logistique, Motsepe a reconnu les obstacles financiers que l’instance doit souvent surmonter pour garantir le bon déroulement de certains tournois. Il a souligné que la CAF se voit régulièrement contrainte à des dépenses significatives pour pallier des insuffisances organisationnelles. À titre d’exemple, il a évoqué l’édition de la CAN organisée au Cameroun, où des pressions avaient été exercées pour annuler la compétition peu après sa visite en raison de promesses gouvernementales non tenues. « Nous avons refusé que le Cameroun échoue », a-t-il affirmé, précisant que l’envoi d’équipes permanentes sur place avait permis de redresser la situation et d’assurer le succès de l’événement.
Malgré ces défis opérationnels, l’attractivité du football africain continue de croître. Motsepe a souligné l’intérêt grandissant des nations pour accueillir les futures compétitions, en particulier pour les échéances prévues en 2028. Cette dynamique, selon lui, témoigne de la confiance accordée à l’institution qu’il dirige, une confiance que la CAF s’efforce de maintenir malgré les critiques persistantes sur l’organisation logistique de ses événements majeurs, souvent émises par certaines fédérations lors des phases finales.
Une annonce majeure de cette conférence de presse a été le lancement de la **Ligue des Nations africaines**, prévue pour 2029. Ce nouveau format, intégré au calendrier de la FIFA, rassemblera les 54 associations membres et mobilisera tous les joueurs sélectionnables. Comme l’ont rapporté nos confrères d’Emedia, Motsepe ambitionne de créer des rencontres de prestige, citant des duels potentiels tels que Nigeria-Ghana ou Côte d’Ivoire-Cameroun. L’objectif est de multiplier les confrontations de haut niveau tout en désignant un pays hôte pour la phase centrale. Cependant, le dirigeant a insisté sur la nécessité de préserver les grandes nations d’une élimination précoce, estimant que cela pourrait compromettre la représentativité du continent, notamment en vue de la Coupe du monde.



