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À l’approche de la Fête internationale du Travail, la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal / Forces du changement intensifie ses préparatifs dans un climat social jugé préoccupant. Au siège de la centrale, son secrétaire général Cheikh Diop a réuni ses équipes pour affiner la stratégie du 1er mai et dresser un état des lieux des défis auxquels font face les travailleurs.
UNE MOBILISATION ACTIVE DANS UN CONTEXTE TENDU
Lors de cette rencontre, l’activité était soutenue : débriefings, coordination des actions et mobilisation des bases témoignent de la volonté de la CNTTS/FC de faire de cette journée un moment fort de revendication. Pour Cheikh Diop, le 1er mai doit être à la fois un symbole et un levier pour faire avancer les droits des travailleurs.
LE PACTE DE STABILITÉ SOCIALE SOUS EXIGENCE
Au cœur des échanges, le pacte de stabilité sociale a occupé une place centrale. Présenté comme un cadre de dialogue entre l’État, les syndicats et le patronat, il suscite à la fois espoir et prudence.
« Le dialogue doit être franc et orienté vers des solutions concrètes », a insisté le secrétaire général, rappelant que les attentes des travailleurs restent fortes et que les engagements doivent se traduire en résultats tangibles.
UNE DYNAMIQUE SYNDICALE INTERNATIONALE
Cheikh Diop a également évoqué la participation de la centrale à des organisations internationales telles que la Confédération syndicale internationale et la Confédération syndicale africaine. Selon lui, cette implication renforce la capacité des syndicats sénégalais à défendre les normes du travail et à peser dans les débats globaux.
Il a par ailleurs rappelé la création du Front pour la défense du Sénégal et des conventions collectives, une initiative visant à préserver les acquis sociaux face aux pressions actuelles.
DES NÉGOCIATIONS EN COURS, DES ATTENTES ÉLEVÉES
Concernant les discussions engagées avec les secteurs publics et parapublics, le secrétaire général affiche un optimisme prudent. Il appelle toutefois les autorités à poser des actes concrets pour améliorer les conditions des travailleurs.
LICENCIEMENTS : UNE INQUIÉTUDE MAJEURE
Le point le plus préoccupant reste la montée des licenciements observés dans plusieurs secteurs. Santé, transport, collectivités territoriales et enseignement sont particulièrement touchés.
Pour Cheikh Diop, ces suppressions d’emplois risquent d’aggraver la précarité et de fragiliser davantage le tissu social. Il appelle à une meilleure régulation et à des politiques publiques prenant en compte les réalités du monde du travail.
UNE CENTRALE ENTRE VIGILANCE ET PLAIDOYER
À quelques jours du 1er mai 2026, la CNTTS/FC se positionne ainsi entre mobilisation, vigilance et plaidoyer. L’objectif est clair : faire entendre la voix des travailleurs dans un contexte marqué par des défis économiques et sociaux majeurs.
La centrale entend maintenir la pression pour que le dialogue social débouche sur des avancées concrètes, tout en alertant sur les risques d’une dégradation des conditions de vie des travailleurs au Sénégal.
**Assane Diop**



