Débat sur les pouvoirs du président concernant l’arrêt des constructions sur le littoral : Réactions diverses à la décision de suspension des procédures domaniales et foncières

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La décision du chef de l’État de suspendre temporairement les procédures domaniales et foncières, ainsi que d’arrêter toutes les constructions sur le littoral, a suscité des réactions diverses, y compris celle de l’ancien ministre de la Justice, Me Doudou Ndoye.
Selon Me Doudou Ndoye, le président Bassirou Diomaye Faye n’a pas le pouvoir d’arrêter ces constructions et de suspendre les procédures domaniales et foncières. Il souligne que chaque décision doit être fondée sur les prescriptions de la loi et que le président de la République n’est pas au-dessus de la loi.
« Ce n’est pas une question de personne, c’est une question de respect de la démocratie et de l’état de droit », a expliqué Me Doudou Ndoye dans une interview accordée à Walf. Il insiste sur le fait que le président ne peut pas, par sa seule décision, ordonner l’arrêt des constructions légalement autorisées dans le cadre des lois et règlements en vigueur.
L’argument de Me Doudou Ndoye souligne l’importance de la conformité des décisions présidentielles aux lois et règlements en place, ainsi que la nécessité de respecter les procédures établies. Il met en lumière un débat plus large sur l’équilibre des pouvoirs entre les pouvoirs exécutifs et législatifs, ainsi que sur le respect de l’État de droit dans la prise de décisions gouvernementales.
Cette position souligne également l’importance de garantir la sécurité juridique dans la mise en œuvre des politiques et initiatives gouvernementales. En respectant les procédures établies et en s’assurant de la conformité aux lois et règlements, le gouvernement peut renforcer la confiance des citoyens dans les décisions prises et préserver l’intégrité de l’administration publique.
Ce débat met en évidence la nécessité d’une réflexion approfondie sur la manière dont les pouvoirs exécutifs et législatifs interagissent et sur l’importance de l’État de droit dans la gouvernance démocratique. Il souligne également l’importance pour les décideurs politiques de s’engager dans un dialogue ouvert et inclusif avec toutes les parties prenantes afin de parvenir à des décisions équilibrées et respectueuses des principes démocratiques.
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