CAN 2025 : LE SECOND RAPPORT ATTRIBUÉ À L’ARBITRE AU CŒUR DES DÉBATS DEVANT LE TAS

09/10/2026 La Rédaction 1 652
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Par: A Seck

Le contentieux opposant le Sénégal à la Confédération africaine de football (CAF) autour de la finale de la CAN continue de susciter des débats. Lors de l’audience à huis clos tenue ce jeudi à Lausanne, la question d’un éventuel second rapport de l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala aurait occupé une place particulière, selon des informations ayant filtré des échanges.

D’après ces éléments, la partie marocaine aurait tenté de s’appuyer sur un document présenté comme un complément au rapport initial de l’arbitre de la finale disputée à Rabat. Mais l’existence même de cette pièce aurait été contestée par les avocats de la CAF, remettant en question la portée de cet argument dans la procédure devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Un rapport officiel qui ne mentionne aucun forfait

Le rapport initial de Jean-Jacques Ndala, versé au dossier, indique qu’un arrêt temporaire du jeu est intervenu à la 97e minute et que la rencontre a repris après environ douze minutes. Selon les éléments rapportés, ce document ne mentionne ni abandon définitif du match ni forfait du Sénégal.

Cette distinction revêt une importance particulière dans la mesure où le Jury d’appel de la CAF a déclaré les Lions forfaits, une décision contestée par la partie sénégalaise devant le TAS. La défense du Sénégal entend notamment faire valoir que la rencontre s’est poursuivie sous l’autorité de l’arbitre jusqu’à son terme.

La souveraineté de l’arbitre au centre de l’argumentation

Le débat soulève également la question de la portée des décisions arbitrales. Les Lois du jeu établissent le caractère définitif des décisions de l’arbitre relatives aux faits de jeu. La jurisprudence du TAS accorde, elle aussi, une place importante au principe dit du « terrain de jeu », même si son application dépend de la nature du litige et des circonstances de l’espèce.

Dans ce dossier, la juridiction arbitrale devra apprécier les arguments des parties, la valeur des documents produits et les règles applicables à la décision contestée de la CAF.

Si les informations relatives à la contestation du second rapport se confirment, cet épisode pourrait constituer un élément notable des débats. Il ne permet toutefois pas, à lui seul, de préjuger de la décision finale.

Le Sénégal attend désormais la sentence du TAS, qui devra trancher ce différend portant sur les circonstances de la finale et la décision prise par les instances de la CAF. D’ici là, la prudence reste de mise, les informations issues de l’audience à huis clos ne permettant pas de reconstituer avec certitude l’intégralité des échanges.

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