Affaire du policier Pape Boubou Diallo: Il est sanctionné pour abandon de poste et violation de son serment

15/01/2021 La Rédaction 23
Publicité
La radiation du policier Pape Boubou Diallo, qui s’est agenouillé, portant les insignes, devant Serigne Modou Kara, a été proposée par une commission de discipline de la police qui n’a pas du tout apprécié ce comportement. En plus, il est allé faire son «ziar» pendant ses heures de travail.

Accroupi devant Serigne Modou Kara Mbacké, implorant ses bénédictions, portant les insignes de la Police nationale,… Pape Boubou Diallo est devenu ainsi célèbre à travers ce cliché. Mais il ne savait pas qu’il allait être rattrapé par cette image qui marque la fin de son temps de passage dans les rangs de la police. Il a été radié de ce corps dont les responsables n’ont pas du tout apprécié son comportement jugé «inacceptable».

Le Quotidien a appris qu’il avait abandonné son poste pour aller faire son ziar. Contrairement à certaines informations, il n’a jamais été de garde au palais Djily Mbaye où séjournait Serigne Modou Kara Mbacké. C’est un agent permanent du commissariat de Louga qu’il a quitté sans permission.

Ce comportement a passablement agacé la hiérarchie policière. Elle n’a pas aimé voir un agent en génuflexion, portant sa tenue alors qu’il menait ses activités privées pendant ses heures de boulot. Par conséquent, une commission de discipline composée exclusivement de policiers a entendu Pape Boubou Diallo avant de proposer sa radiation.

A travers cette attitude, Pape Boubou Diallo a «violé» son serment et s’est exposé à ces sanctions jugées extrêmes par certains membres de l’establishment de Kara. Cette décision exaspère le guide religieux qui a tenu à sa manière de faire une étude sémiotique de cette image pour justifier la posture de son talibé. «Après avoir salué son guide, Pape Boubou Diallo a repris son service normalement, comme en témoigne l’une des photos. Une marque de respect pour nos guides religieux qui ne semble pas plaire à cette formule de la République héritée du colonialisme. L’heure commence à être grave», s’indigne le marabout.

Il faut savoir qu’une décision pareille avait été prise contre un groupe de Gmi. Alors que la situation sécuritaire était très volatile en Casamance, des policiers avaient demandé une permission pour se rendre à un évènement religieux de grande importance. La hiérarchie avait gelé leurs permissions.

Mais ils ont fait fi de cette décision et décidé d’aller répondre à l’appel de leur guide religieux. Nantis de ces renseignements, les rebelles ont organisé des attaques de grande envergure à Loudia Wolof et contre le poste de commandement dit «Emet­teur». Ils perdront leur travail à cause de ce «zèle religieux», car ces Gmi seront traduits devant le conseil de discipline de la police qui avait proposé leur radiation.

Le Quotidien

Articles similaires

Douanier abattu à Rosso : Les premiers éléments troublants de l'enquête, un indicateur arrêté Adjudant des Douanes en service au poste de Rosso, Léon Youga Faye a été abattu par des malfaiteurs. Le drame est survenu, lundi dernier, peu avant 22 heures. Douanier abattu à Rosso : Les premiers éléments troublants de l'enquête, un indicateur arrêté Partager Selon les premiers éléments de l'enquête révélés par Libération dans sa livraison de ce jeudi, le douanier a reçu plusieurs balles. Le ou les présumés meurtriers n'ont rien emporté. L'individu qui a annoncé la mort était au bout du fil avec le douanier lorsque ce dernier s'est fait tuer. Il aurait entendu la victime parler à son interlocuteur avant d'être criblée de balles. D'après L'Observateur, un indicateur, suspecté d'être le meurtrier, a été arrêté et placé en garde à vue. Le téléphone portable du défunt douanier a été retrouvé sur lui. Il aurait trouvé le douanier dans sa chambre lui réclamant son argent sous la menace d'une arme. Le douanier l'a supplié lui promettant de le rembourser. Aussitôt après le drame, l'indicateur a appelé au secours avant de disparaître.

La Rédaction 36 vues 0 commentaires

Elections, Violences, réseaux sociaux : les fortes recommandations de Serigne Mountakha

Les prochaines élections locales, la recrudescence de la violence et les mauvais comportements sur les réseaux sociaux ont occupé une place importante dans le message du Khalife Général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké à l’occasion de la cérémonie de clôture du Magal de cette année. Par la voix de son porte-parole Serigne Bassirou Mbacké, il a prôné le changement de comportement, à la culture de l’amour et du respect entre tous les sénégalais. Le Khalife a d’abord commencé par inviter les hommes politiques au sens de la responsabilité et à la retenue pour ne pas compromettre l’organisation et le bon déroulement des prochaines élections locales. «Tous les sénégalais, notamment les hommes politiques doivent jouer leur rôle pour le bon déroulement des elections locales. Il faut des élections tranquilles», a demandé Serigne Mountakha. Selon Serigne Bass Abdou Khadr, le Khalife lance un appel aux sénégalais, et à la jeunesse en particulier, pour s’ériger en bouclier et barrer la route au phénomène de la violence qui gagne du terrain. «La recrudescence de la violence chez les jeunes préoccupe au plus haut degré le marabout. Il nous invite à cultiver l’amour et le respect entre nous”, rapporte le porte parole du Khalife. Le khalife a également déploré les mauvais comportements qui prennent des proportions inquiétantes sur les réseaux sociaux. «Des familles sont séparées, des ménages brisés, des amitiés détruites et des vies anéanties par la mauvaise utilisation des réseaux sociaux et des nouvelles technologies. C’est regrettable. Il faut un retour aux valeurs et préceptes de l’islam qui prônent la bonne qualité des rapports entre les humains», a déclaré le Khalife Général des mourides par la voix de son porte-parole.

La Rédaction 37 vues 0 commentaires