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À 100 jours de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, l’Association nationale de la presse sportive (ANPS) a convoqué une conférence de presse ce mardi. L’organisation a dévoilé, chiffres à l’appui, le cadre administratif et financier qui régira la participation des médias sénégalais à cet événement mondial.
45 ACCRÉDITATIONS POUR LE SÉNÉGAL
Le quota d’accréditations est désormais établi : 45 codes sont attribués au Sénégal, répartis comme suit : 35 pour la presse écrite et 10 pour les photographes, avec un code par organe de presse. Un préalable incontournable est la possession d’un compte FIFA Media actif et validé.
Chaque média devra également verser une caution de 1 500 000 FCFA, incluse dans les frais d’hébergement et restituée à l’arrivée aux États-Unis, sous réserve du respect des engagements.
UN BUDGET MAÎTRISÉ, MAIS CONSÉQUENT
Pour un séjour estimé à quarante jours (du 9 juin au 20 juillet 2026), avec un camp de base dans le New Jersey, près de New York, le budget prévisionnel fluctue entre 6 et 7 millions FCFA par journaliste, hors billet d’avion international.
Les détails des coûts sont clairs : environ 170 dollars la nuit pour l’hébergement (soit près de 4 millions FCFA sur la durée), 80 dollars par jour pour la restauration (environ 1,6 million FCFA), et près de 1 000 dollars pour les transports internes. Des déplacements ponctuels vers des villes comme Toronto pourraient également être nécessaires.
VISA I : VIGILANCE ET ANTICIPATION
Sur le plan diplomatique, le président de l’ANPS, Abdoulaye Thiam, a évoqué les discussions en cours avec la représentation américaine à Dakar. Les journalistes relèvent de la catégorie « visa I », spécifiquement réservée aux professionnels des médias, qui ne sont pas soumis aux cautions financières élevées requises pour d’autres profils. Néanmoins, l’obtention du visa requiert une accréditation préalable délivrée par la FIFA.
Un autre aspect à surveiller est la dimension numérique. Les candidats pourraient être amenés à fournir leurs identifiants de réseaux sociaux, une pratique désormais courante dans les procédures consulaires américaines. Abdoulaye Thiam a appelé à la retenue et au professionnalisme dans les publications, soulignant que les contenus diffusés, même par la suite supprimés, demeurent consultables.
L’ANPS continue d’assurer que les journalistes sénégalais pourront couvrir cet événement monumental dans des conditions optimales, en veillant à ce que tous soient bien préparés pour relever les défis à venir.



