Oumar Pène, Ambassadeur de la réinsertion des détenus : trois concerts pour porter l’espoir dans les prisons

05/11/2026 Djiby 1 456
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Par Assane Diop

La musique peut être bien plus qu’un divertissement. Elle peut devenir un moyen de sensibilisation, de solidarité et de reconstruction humaine. C’est cette conviction qui anime Oumar Pène.

Lors d’une conférence de presse organisée au Centre culturel Blaise Senghor, l’artiste et son équipe ont présenté les contours du projet : trois concerts gratuits destinés aux personnes privées de liberté, pour leur permettre de participer, elles aussi, à la grande fête de la jeunesse, du sport et de la culture.

Trois rendez-vous : 5 novembre au Camp pénal de Dakar, 9 novembre à Kaolack, 12 novembre à Thiès. Autant de moments de partage, de communion et de fraternité.

L’ambition : faire de la musique un pont entre les détenus et la société, en promouvant les valeurs olympiques d’amitié, de respect, de solidarité et de réinsertion sociale.

Moustapha Dieng, le manager engagé

Prenant la parole en premier, Moustapha Dieng est revenu sur la genèse du projet. Pour lui, la notoriété d’un artiste doit servir des causes qui dépassent le cadre musical. Il a appelé à mobiliser partenaires institutionnels et bonnes volontés, rappelant que les personnes détenues ne doivent pas être oubliées et ont besoin d’attention et de perspectives pour préparer leur retour.

Fou Malade : la culture comme instrument de transformation

Malal Talla dit Fou Malade a salué une initiative qui donne à la musique une dimension citoyenne. « La musique ne doit pas être réduite au divertissement. Elle est un moyen de porter des combats, d’éveiller les consciences et de contribuer à la transformation sociale », a-t-il soutenu.

Le soutien institutionnel

Représentant le ministre de la Culture, Khoudia Mbaye, Directrice des Arts, a salué la pertinence de l’initiative et transmis les encouragements du département. Elle a fait le lien avec les valeurs des JOJ Dakar 2026 et réaffirmé la disponibilité du ministère à accompagner les artistes engagés.

Agnès Diogoye, Directrice de l’Insertion sociale, a de son côté rappelé que la réinsertion ne se limite pas aux dispositifs administratifs. Les activités culturelles restaurent la confiance, favorisent l’expression et maintiennent le lien social.

Oumar Pène : « La prison prive de liberté, pas de dignité »

Remerciant son équipe, les partenaires et le ministère, Oumar Pène a insisté sur la place essentielle de la culture. Cette démarche concrétise sa nouvelle mission d’ambassadeur.

Deux maximes wolof résument l’esprit : « Gune du bon, day nekk ci yoon di juum » – un enfant n’est pas mauvais, il peut simplement se tromper de chemin. Et « Duggee nattu, génée defaru » – on peut traverser une épreuve et en sortir corrigé.

Un message de tolérance et de seconde chance.

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