Mbacké : Moussa Balla Fofana défend la Constitution et recadre le débat sur la motion de censure

02/11/2026 Djiby 870
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Par K Diallo

Autour du Dr Abdoulaye Niane, délégué général de la DER/FJ, les ministres Moussa Balla Fofana, Alioune Dione et Idrissa Samb ont fait face à la presse.

Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana, a placé son intervention sous le signe de la primauté de la Constitution.

« Dans la Constitution, il existe des procédures, notamment la motion de censure. Mais elle est encadrée par des règles précises », a-t-il déclaré. « On ne peut pas l’utiliser n’importe comment ni la répéter indéfiniment ».

Pour le ministre, certains acteurs veulent « faire du théâtre, créer des polémiques et occuper l’espace médiatique » sans maîtriser les fondements juridiques.

Revenant sur l’architecture des pouvoirs, il a rappelé que le judiciaire rend la justice, le législatif veille au respect du droit, l’exécutif exécute. Le Président de la République restant, selon lui, « la clé de voûte des institutions ».

Dans un contexte de tensions autour du vote du budget, il a mis en garde : « Il ne doit pas y avoir de blocage ». Un blocage de la LFR exposerait le pays à des salaires non versés, une économie à l’arrêt et des hôpitaux hors d’état de fonctionner. « Personne ne peut arrêter la République », a-t-il insisté, rappelant que même le report de la présidentielle par  avait été stoppé par la Constitution.

Même ton chez Idrissa Samb, ministre de l’Emploi : bloquer la LFR serait « priver des dizaines de milliers de jeunes d’une formation ». Il a cité les 23 centres de formation prévus dans 23 départements et les 6 lycées agricoles. Il a annoncé l’inauguration imminente de Diourbel 2 (1 500 places) et Linguère 2.

Un appel a été lancé aux députés Pastef, majoritaires et convoqués ce mardi 3 novembre à 10h pour la plénière : « Ne faites pas de la jeunesse la victime collatérale de vos postures politiques ».

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