L’Assemblée nationale rejette l’examen de la LFR 2026 après une question préalable d’Amadou Ba

03/11/2026 Djiby 1 535
Publicité

C’est un camouflet parlementaire majeur pour l’Exécutif. Alors que le ministre des Finances Cheikh Diba et son collègue du Budget venaient de contester vivement le rapport de la Commission des finances, l’Assemblée nationale a décidé de ne pas poursuivre l’examen du texte.

La procédure a été interrompue par l’adoption d’une question préalable, mécanisme parlementaire qui permet de décider qu’il n’y a pas lieu à délibérer.

Un vote sans appel : 109 voix pour le rejet

Le scrutin a livré un résultat d’une clarté sans ambiguïté, selon le décompte officiel communiqué en plénière.

Sur les 165 députés que compte la représentation nationale, 132 ont pris part au vote, dont 17 par procuration.

•  109 députés ont voté en faveur de la question préalable

•  20 députés ont voté contre

•  3 députés se sont abstenus

En recueillant la majorité absolue des suffrages exprimés, la requête défendue par Amadou Ba a entraîné immédiatement la clôture des débats et le rejet définitif de l’examen de ce collectif budgétaire.

Les conséquences d’un rejet historique

Ce vote interrompt brutalement la procédure législative autour du cadrage financier de l’Exécutif pour l’exercice 2026. La première loi de finances rectificative est un texte central qui ajuste les prévisions de recettes et de dépenses de l’Etat en cours d’année.

Son rejet intervient après une journée déjà sous haute tension, marquée par les réserves musclées des ministres Cheikh Diba et du Budget sur la fidélité du rapport de la Commission des finances, notamment sur les fonds spéciaux, les subventions énergétiques et la taxe sur les transferts d’argent.

Avec ce vote, l’Assemblée nationale envoie un signal politique fort et ouvre une période d’incertitude sur la suite du calendrier budgétaire du gouvernement.

Articles similaires