AL AMINOU LO INVITE PASTEF À OUVRIR LE MICRO AUX JOURNALISTES

Par N Ndiaye
Le Premier ministre Al Aminou Lo a invité le parti Pastef à transformer son prochain point de presse en une véritable conférence de presse ouverte aux questions des journalistes. Une démarche qu’il présente comme un moyen de favoriser la transparence et de permettre un échange contradictoire entre les responsables politiques et les médias.
Lors de sa conférence de presse, le chef du gouvernement a réagi à l’annonce d’une prochaine communication de Pastef, en appelant ses dirigeants, notamment Ousmane Sonko et ses camarades, à accorder aux journalistes la possibilité de poser librement leurs questions.
« Pour la transparence dans les narratifs, je voudrais solennellement leur demander d’ouvrir le micro aux journalistes qui assisteront à ces rencontres, comme le gouvernement l’a fait », a déclaré Al Aminou Lo.
Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de dépasser le format d’une simple déclaration devant les médias, en privilégiant un exercice permettant aux journalistes d’interroger les responsables du parti sur leurs positions et leurs déclarations.
« Je voudrais les appeler solennellement à transformer leur point de presse en conférence de presse. Comme ça, ce ne sera pas un sens unique », a-t-il ajouté.
Pour le chef du gouvernement, l’ouverture aux questions des journalistes répond à une attente des Sénégalais, qui souhaitent pouvoir confronter les discours politiques aux interrogations de la presse.
« Le gouvernement a décidé d’ouvrir, de donner la parole aux journalistes, puisque c’est cela que les Sénégalais nous demandent, et non un message à sens unique », a-t-il conclu.
Cette interpellation place ainsi la question de l’accès des journalistes aux responsables politiques au cœur du débat sur les pratiques de communication des institutions et des formations politiques.
Articles similaires
RÉVOLUTION CARCÉRALE : DIOMAYE FAYE VEUT CASSER LA LOGIQUE DE L’EMPRISONNEMENT SYSTÉMATIQUE
RÉVOLUTION CARCÉRALE : DIOMAYE FAYE VEUT CASSER LA LOGIQUE DE L’EMPRISONNEMENT SYSTÉMATIQUE Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, affiche sa volonté de réformer en profondeur la politique pénale du Sénégal. Le chef de l’État souhaite désormais faire de la liberté le principe et de la détention l’exception, dans le cadre d’une nouvelle approche visant à désengorger les prisons et à améliorer les conditions de détention. Lors de la réception des rapports 2023, 2024 et 2025 de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), vendredi, le président Bassirou Diomaye Faye a demandé au ministre de la Justice de veiller à une application plus rigoureuse de ce principe. « Sur les conditions de détention, un vaste programme est en cours. Il vise à améliorer substantiellement la prise en charge des détenus et à humaniser davantage l’univers carcéral. Et, conformément à la politique pénale du Sénégal, le ministre de la Justice veillera à ce que la liberté reste le principe et la détention l’exception », a déclaré le chef de l’État. Cette orientation intervient dans un contexte marqué par les préoccupations liées à la surpopulation carcérale et aux conditions de détention dans les établissements pénitentiaires du pays. Pour les autorités, l’enjeu est désormais de renforcer les mécanismes permettant de privilégier, lorsque la situation le permet, des mesures alternatives à l’emprisonnement. Présentant les principales recommandations de la CNDH, sa présidente, Mme Amsatou Sow Sidibé, a notamment insisté sur la nécessité de recourir davantage aux mesures alternatives à l’incarcération. Parmi les pistes évoquées figurent le bracelet électronique, les travaux d’intérêt général et les sanctions pécuniaires. Ces dispositifs pourraient contribuer à réduire la pression exercée sur les établissements pénitentiaires, tout en favorisant une meilleure individualisation des sanctions et une réinsertion plus efficace des personnes condamnées. La CNDH plaide également pour une politique carcérale davantage respectueuse de la dignité humaine. Cette approche implique notamment une amélioration de la prise en charge des détenus et un renforcement des conditions favorables à leur réhabilitation et à leur réintégration dans la société. À travers cette nouvelle orientation, le président de la République entend impulser une transformation du système pénal et carcéral sénégalais. L’objectif affiché est de sortir d’une logique d’incarcération systématique pour privilégier une justice plus équilibrée, qui combine la protection de la société, le respect des droits fondamentaux et la réinsertion des personnes en conflit avec la loi. La mise en œuvre effective de cette politique devrait désormais reposer sur une application plus systématique des alternatives à la détention et sur la poursuite des efforts engagés pour humaniser l’univers carcéral.
OUSMANE SONKO DÉNONCE LA DETTE CACHÉE ET LA RESPONSABILITÉ DE L’APR LORS DU TÉRA MEETING
OUSMANE SONKO DÉNONCE LA DETTE CACHÉE ET LA RESPONSABILITÉ DE L'APR LORS DU TÉRA MEETING
L’AGENT JUDICIAIRE DE L’ÉTAT ACTIONNE LA JUSTICE POUR DES OPÉRATIONS FINANCIÈRES OPAGUES À L’AMBASSADE DU SÉNÉGAL À OTTAWA
L’Agent judiciaire de l’État a engagé des poursuites judiciaires suite à la découverte d’« opérations financières opaques » liées au marché de réfection de l’ancien…
Locales 2022 à Kolda : Macky Sall Éclaircit les Candidatures à Kolda : Mame Boye Diao Gagne en Légitimité
Locales 2022 à Kolda : Macky Sall confirme la candidature de Mame Boye Diao.

