CAN 2025 : LE SÉNÉGAL ET LE MAROC DEVANT LE TAS POUR LE TITRE AFRICAIN

07/10/2026 La Rédaction 1 549
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La finale de la CAN 2025 n’a pas encore livré son dernier verdict. Près de neuf mois après le match disputé à Rabat, le Sénégal et le Maroc se retrouvent cette fois devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). L’audience consacrée au recours de la Fédération sénégalaise de football est prévue ce jeudi 8 octobre à Lausanne.

Le contentieux porte sur la décision de la Confédération africaine de football (CAF) ayant attribué la victoire au Maroc après avoir considéré le retrait momentané des joueurs sénégalais comme un forfait.

L’enjeu dépasse désormais le simple résultat d’une finale. C’est l’attribution du titre de champion d’Afrique 2025 qui est directement concernée.

DU 1-0 DU SÉNÉGAL AU 3-0 DU MAROC

Le 18 janvier dernier, au stade de Rabat, le Sénégal avait remporté la finale sur le score de 1-0 après prolongation grâce à un but de Pape Gueye.

Mais quelques semaines plus tard, le résultat sportif a été remis en cause par une décision disciplinaire de la CAF.

Dans les dernières minutes du temps réglementaire, plusieurs joueurs sénégalais avaient momentanément quitté la pelouse après l’attribution d’un penalty au Maroc. Les Lions avaient ensuite regagné le terrain et la rencontre avait repris.

Brahim Diaz avait manqué le penalty avant que Pape Gueye ne donne l’avantage au Sénégal en prolongation.

Le Jury d’appel de la CAF a cependant estimé, le 17 mars, que le retrait des joueurs constituait un forfait au sens de l’article 84 du règlement de la CAN. Le Maroc a alors été déclaré vainqueur sur le score de 3-0 et officiellement sacré champion d’Afrique.

C’est cette décision que la Fédération sénégalaise cherche désormais à faire annuler.

LE RETOUR SUR LA PELOUSE AU CENTRE DU DÉBAT

Le principal débat devant le TAS devrait porter sur la qualification juridique du comportement des joueurs sénégalais.

Pour le Sénégal, le fait que les joueurs aient regagné la pelouse et que la rencontre ait repris constitue un élément essentiel. La partie sénégalaise devrait notamment soutenir qu’il ne pouvait être question d’un abandon définitif de la rencontre.

Le Maroc et la CAF devraient, à l’inverse, défendre l’application des dispositions réglementaires ayant conduit le Jury d’appel à retenir le forfait.

Le TAS devra donc examiner les circonstances exactes de l’interruption, les règles applicables et la portée juridique du retour des joueurs sur le terrain.

UNE AUDIENCE À HUIS CLOS

L’audience prévue à Lausanne se tiendra à huis clos. Les représentants des différentes parties présenteront leurs arguments devant les arbitres du TAS.

Une fois les débats terminés, le collège arbitral se retirera pour délibérer.

Aucune date précise n’a, à ce stade, été annoncée pour le prononcé de la décision. L’audience de jeudi constitue donc une étape majeure de la procédure, mais elle ne signifie pas nécessairement que le verdict sera connu le même jour.

UN VERDICT QUI POURRAIT MODIFIER L’ISSUE OFFICIELLE DE LA CAN

Le TAS peut confirmer la décision prise par les instances de la CAF ou l’annuler, selon son appréciation du dossier et des règles applicables.

Une éventuelle annulation de la décision contestée pourrait avoir des conséquences directes sur le statut officiel de la finale et sur l’attribution du titre de la CAN 2025.

Le contentieux soumis au TAS concerne toutefois principalement cette décision sur le résultat et le titre continental, indépendamment des éventuelles sanctions individuelles prises à la suite des incidents de la finale.

UN DOSSIER SCRUTÉ PAR LE FOOTBALL AFRICAIN

L’affaire dépasse le seul affrontement entre les fédérations sénégalaise et marocaine.

La décision du TAS pourrait apporter des précisions importantes sur la manière dont doivent être interprétés les règlements en cas d’interruption d’une rencontre provoquée par le comportement collectif d’une équipe.

Elle pourrait également servir de référence dans de futurs contentieux sportifs impliquant des interruptions de match, des protestations collectives ou des retraits temporaires de joueurs.

Près de neuf mois après la finale de Rabat, le Sénégal et le Maroc vont donc à nouveau s’affronter. Mais cette fois, il n’y aura ni ballon, ni prolongation, ni séance de tirs au but : c’est le droit sportif qui devra départager les deux parties.

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