MACKY SALL À L’ONU : LE SÉNÉGAL MISE SUR LA CONTINUITÉ RÉPUBLICAINE

29/09/2026 La Rédaction 1 079
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Par: D. Niang

Certaines victoires ne se mesurent pas uniquement au nombre de voix obtenues dans une élection. Elles se lisent aussi dans la capacité d’un État à dépasser les clivages internes pour défendre, sur la scène internationale, ce qu’il considère comme relevant de son intérêt national.

 

La candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies s’inscrit dans cette dynamique. À la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé le soutien officiel du Sénégal à la candidature de son prédécesseur.

 

Ce positionnement traduit une volonté de continuité dans la diplomatie sénégalaise, au-delà des alternances politiques. Le chef de l’État a également profité de son séjour à New York pour défendre cette candidature auprès de plusieurs homologues et partenaires internationaux.

 

UNE CANDIDATURE AU-DELÀ DES CLIVAGES POLITIQUES

 

Le soutien affiché par l’actuel président à l’ancien chef de l’État constitue une séquence particulière dans la vie politique sénégalaise. Il met en avant une approche selon laquelle les intérêts diplomatiques du pays peuvent être dissociés des divergences politiques qui ont marqué les dernières années.

 

Dans cette perspective, la candidature de Macky Sall apparaît comme un dossier porté par l’État du Sénégal et non comme une simple initiative liée à une ancienne présidence. Le message envoyé à la communauté internationale est celui d’une volonté de préserver une certaine continuité de la représentation et de l’influence diplomatique du pays.

 

UN PROCESSUS QUI RESTE OUVERT

 

L’issue de cette candidature demeure toutefois incertaine. La désignation du prochain Secrétaire général de l’ONU obéira aux procédures et aux équilibres propres au système des Nations unies, notamment au rôle du Conseil de sécurité et à la recherche d’un consensus entre les États membres.

 

Plusieurs candidatures sont évoquées dans la course à la succession. Parmi les personnalités citées figure notamment l’Ougandais Olara Otunnu. La question de la rotation géographique constitue également un paramètre important dans les discussions autour de la prochaine succession.

 

Les équilibres régionaux, les rapports de force diplomatiques et les discussions entre États pèseront donc sur le processus.

 

UNE SÉQUENCE DIPLOMATIQUE POUR LE SÉNÉGAL

 

Quel que soit le résultat final du processus onusien, le soutien officiel apporté par Dakar à cette candidature constitue déjà un fait diplomatique significatif.

 

En défendant la candidature de son prédécesseur, le président Bassirou Diomaye Faye place le dossier sur le terrain de la représentation internationale du Sénégal. Cette démarche illustre également la possibilité, dans certaines circonstances, de distinguer les rivalités ou divergences politiques nationales des intérêts diplomatiques de l’État.

 

Le scrutin, lorsqu’il interviendra, donnera son propre verdict. Mais d’ici là, cette séquence aura contribué à mettre en lumière une conception de la diplomatie fondée sur la continuité de l’État, la défense des intérêts nationaux et la capacité des institutions républicaines à porter une position commune sur la scène internationale.

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