ACCORD SÉNÉGAL-FMI : LES CENTRISTES UNIS POUR LA RÉPUBLIQUE SALUENT L’AVANCÉE, MAIS EXIGENT LA TRANSPARENCE

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Les Centristes Unis pour la République (CUR), dirigés par Nicole Gakou, accueillent favorablement l’accord au niveau des services conclu entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) en vue d’un nouveau programme de 36 mois d’environ 2,2 milliards de dollars. Si la formation centriste y voit une évolution positive dans la relation du Sénégal avec ses partenaires financiers, elle refuse toutefois d’y voir un blanc-seing accordé au Gouvernement.
Dans un communiqué, les CUR estiment que cet accord intervient après une période marquée par des incertitudes autour de la situation économique et financière du pays. La formation considère que le retour à un cadre de coopération avec le FMI pourrait contribuer à restaurer la confiance des partenaires financiers et à améliorer les conditions de financement du Sénégal.
Les Centristes saluent notamment ce qu’ils présentent comme un changement de ton dans la communication économique du Gouvernement, désormais davantage orientée vers la prise en compte des contraintes liées aux équilibres budgétaires, à l’endettement et au financement de l’économie.
LES CUR REFUSENT DE PARLER DE « VICTOIRE »
Pour la formation dirigée par Nicole Gakou, l’accord avec le FMI ne saurait cependant être considéré comme une fin en soi. Les CUR appellent plutôt à en faire le point de départ d’une nouvelle séquence de gouvernance économique fondée sur la transparence, la responsabilité et la lisibilité des choix publics.
Le parti rappelle que le futur programme devrait notamment concerner la viabilité de la dette, la mobilisation des recettes intérieures, la rationalisation des dépenses publiques, l’amélioration de la gouvernance budgétaire et la protection des ménages vulnérables.
Dans ce contexte, les Centristes demandent au Gouvernement de rendre publics les engagements pris dans le cadre du programme, notamment le mémorandum de politiques économiques et financières ainsi que les principales mesures qui devront accompagner sa mise en œuvre.
DES INTERROGATIONS SUR LES EFFORTS DEMANDÉS AUX SÉNÉGALAIS
La formation centriste souhaite également obtenir des précisions sur les éventuelles mesures fiscales et douanières qui pourraient être adoptées et leurs conséquences sur les ménages comme sur les entreprises.
La question des subventions figure également parmi les principales préoccupations exprimées. Les CUR demandent notamment des éclaircissements sur la rationalisation envisagée dans le secteur de l’énergie, sur la trajectoire de réduction des subventions et sur les mécanismes qui pourraient être mis en place pour protéger les ménages les plus vulnérables.
Les éventuelles répercussions des réformes sur les prix de l’électricité, des carburants, des transports et des produits essentiels constituent également, selon le parti, des sujets qui doivent être clairement expliqués à l’opinion publique.
Les entreprises sont elles aussi concernées par ces interrogations. Les CUR souhaitent savoir si les réformes pourraient entraîner de nouvelles charges fiscales ou administratives et quelles mesures seront prises pour préserver leur compétitivité.
LA DETTE PUBLIQUE AU CŒUR DES PRÉOCCUPATIONS
Autre point soulevé par les Centristes Unis pour la République : le traitement de la dette publique. La formation demande au Gouvernement de préciser les orientations retenues et d’en expliquer les éventuelles conséquences à moyen et long terme.
Pour les CUR, le rétablissement de la confiance ne doit pas seulement concerner les institutions financières internationales. Il doit également s’étendre aux citoyens, aux entrepreneurs, aux investisseurs et aux acteurs économiques nationaux.
Le mouvement plaide ainsi pour une plus grande transparence budgétaire et une véritable pédagogie économique afin de permettre aux Sénégalais de mieux comprendre la situation financière du pays, les réformes envisagées et leurs conséquences concrètes sur leur quotidien.
LES CENTRISTES PROPOSENT UN « PACTE NATIONAL DE RESPONSABILITÉ ÉCONOMIQUE »
Au-delà des critiques et des demandes d’explications, les Centristes Unis pour la République proposent l’ouverture d’un dialogue national sur les réformes économiques.
La formation souhaite associer à cette réflexion les organisations patronales, les PME, les travailleurs, les collectivités territoriales, la société civile ainsi que les différentes forces politiques représentatives.
L’objectif affiché est de parvenir à une meilleure compréhension des efforts à consentir et à une répartition jugée équitable des contraintes, afin que les réformes soient socialement soutenables.
Les CUR résument leur position en saluant l’accord avec le FMI tout en rappelant qu’un financement ne constitue pas, à lui seul, un programme de développement.
Pour Nicole Gakou et ses camarades, le véritable enjeu commence désormais : transformer le retour de la confiance financière en croissance durable, en investissements, en emplois, en amélioration du pouvoir d’achat et en nouvelles perspectives pour la jeunesse sénégalaise.
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