GAMOU 2026 À TIVAOUANE : ABDOU FALL RÉCLAME UNE MEILLEURE IMPLICATION DES DÉLÉGUÉS DE QUARTIER

27/08/2026 Djibril Diallo 124
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Après les difficultés notamment liées à l’eau, à l’éclairage et à l’assainissement lors du Gamou 2026, Abdou Fall, délégué du quartier Sokhna Astou Kane, appelle à revoir le dispositif de préparation des grands événements religieux à Tivaouane. Il plaide pour une meilleure anticipation des besoins, mais surtout pour une implication effective des délégués de quartier dans la préparation, la coordination et l’évaluation du Gamou.

UNE MEILLEURE IMPLICATION DES DÉLÉGUÉS DE QUARTIER

Pour Abdou Fall, les délégués de quartier ne doivent plus être sollicités uniquement lorsque les difficultés apparaissent. Leur connaissance du terrain doit, selon lui, être prise en compte dès la phase préparatoire du Gamou.

Il propose ainsi que la mairie, les délégués de quartier, le COSKAS et les représentants de la famille religieuse travaillent en synergie, à l’issue des réunions préparatoires, afin d’identifier les besoins spécifiques de chaque quartier et de mieux répartir les moyens disponibles.

« Les agents chargés de mettre en œuvre les services doivent planifier leur descente dans les quartiers avec nous. Nous devons être impliqués dans l’organisation de la fourniture de ces services », insiste-t-il.

Une telle démarche permettrait notamment, selon lui, de mieux coordonner les interventions de la SEN’EAU pour l’approvisionnement en eau, de la SENELEC pour l’éclairage et de l’ONAS pour l’assainissement.

ANTICIPER PLUTÔT QUE GÉRER LES URGENCES

Le délégué du quartier Sokhna Astou Kane estime que les difficultés enregistrées lors du Gamou 2026 révèlent les limites d’une préparation qui gagnerait à être davantage coordonnée.

La pénurie d’eau, qui aurait duré jusqu’à 96 heures dans certains quartiers, a fortement affecté les populations et les pèlerins. Pour Abdou Fall, la croissance démographique de Tivaouane et l’affluence toujours plus importante enregistrée lors du Gamou imposent désormais une anticipation plus rigoureuse des besoins.

Il demande ainsi que les besoins en eau soient évalués plusieurs jours avant et après le Mawloud, avec une mobilisation suffisante des moyens, afin d’éviter que les populations ne soient confrontées à de telles difficultés.

UN COMITÉ DE SUIVI ET D’ÉVALUATION

Abdou Fall souhaite également la mise en place d’un mécanisme permanent de suivi des engagements pris par les différents services techniques.

À ses yeux, une rencontre regroupant, après le Gamou, les mêmes acteurs de la préparation permettrait de dresser un bilan précis des insuffisances constatées et d’identifier les correctifs à apporter.

« Il faut faire une évaluation objective de ce qui s’est passé pendant le Gamou, établir un rapport et le transmettre aux autorités compétentes afin que les failles soient corrigées pour l’année prochaine », propose-t-il.

Pour le délégué de Sokhna Astou Kane, cette nouvelle méthode permettrait de passer d’une gestion essentiellement ponctuelle des urgences à une véritable planification participative, dans laquelle les quartiers deviendraient des acteurs à part entière de la préparation du Gamou.

Au-delà des critiques, Abdou Fall entend ainsi faire de l’expérience du Gamou 2026 une occasion de revoir le dispositif organisationnel et de placer davantage les délégués de quartier au cœur de la préparation des grands rendez-vous religieux de Tivaouane.

Assane Diop

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