DÉCLARATION DES FORCES VIVES : UNE COALITION DÉNONCE UN « COUP D’ÉTAT LÉGISLATIF » ET S’OPPOSE À LA RÉINTÉGRATION D’OUSMANE SONKO

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Une vaste coalition de partis politiques, mouvements citoyens et personnalités publiques a rendu publique une déclaration conjointe dénonçant ce qu’elle qualifie de « coup d’État législatif » dans le cadre de la procédure engagée autour de la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale.

Dans ce texte signé par plus de 140 responsables et organisations, les Forces vives du Sénégal expriment leur vive opposition aux démarches visant, selon elles, à permettre le retour du leader de PASTEF au Parlement.

Les signataires estiment que cette initiative repose sur des « manœuvres juridico-politiciennes » qu’ils jugent contraires aux dispositions constitutionnelles et au règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Selon eux, les réformes invoquées pour justifier une éventuelle réintégration auraient été adoptées postérieurement à la démission d’Ousmane Sonko de son mandat parlementaire.

La coalition considère également qu’aucune base légale ne permettrait de suspendre ou de récupérer un poste de député dans les conditions actuellement évoquées. Dans leur déclaration, les signataires dénoncent ce qu’ils présentent comme une succession de violations des règles institutionnelles destinées, selon eux, à conférer une protection parlementaire au leader politique.

« Il s’agit d’un véritable coup d’État législatif », affirment-ils, estimant que cette situation risque d’installer « un climat de chaos et d’incertitude » au sein des institutions républicaines.

Face à ce qu’ils décrivent comme une menace contre l’équilibre institutionnel, les Forces vives annoncent leur volonté de « joindre leurs forces » afin de s’opposer à toute initiative qu’elles jugeraient contraire à la Constitution et au fonctionnement normal des institutions.

La déclaration lance enfin un appel à l’ensemble des citoyens, responsables publics et acteurs nationaux afin qu’ils prennent leurs responsabilités pour, selon les termes du document, « sauvegarder la République du Sénégal ».

Parmi les premiers signataires figurent plusieurs responsables politiques et personnalités publiques issus de diverses sensibilités, notamment d’anciens ministres, dirigeants de partis et représentants de mouvements citoyens, traduisant l’ampleur de cette mobilisation politique autour du débat institutionnel en cours.