![]()
Au Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose, l’Association Jeunesse Musulmane pour le Développement du Sénégal (AJMDS), dirigée par Mansour Sarr, a organisé un hommage d’envergure à Alioune Badara Ndao. Entre ferveur religieuse, devoir de mémoire et interpellation citoyenne, la cérémonie a été marquée par un plaidoyer fort pour la libération des 31 co-détenus de l’imam.
Sous l’impulsion de son président Mansour Sarr, l’Association Jeunesse Musulmane pour le Développement du Sénégal (AJMDS) a réussi une mobilisation remarquable autour de la mémoire de Alioune Badara Ndao. Le Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose a servi de cadre à cette cérémonie qui a réuni une assistance nombreuse composée de fidèles, de guides religieux, d’acteurs économiques et de personnalités publiques.
Dès les premières séquences, entre récitations coraniques et prières, l’atmosphère de recueillement a laissé transparaître toute la portée symbolique de l’événement. Dans son mot introductif, Mansour Sarr a clairement défini les objectifs de cette initiative : honorer la mémoire d’un homme de foi, mais surtout transmettre son héritage aux jeunes générations. Il a insisté sur la nécessité de valoriser les figures religieuses qui œuvrent dans l’éducation, la discipline et la cohésion sociale.
Les témoignages ont ensuite retracé le parcours d’un imam profondément enraciné dans sa communauté, reconnu pour son engagement dans l’enseignement islamique, la formation des talibés et ses activités socio-économiques à Kaolack. Plusieurs intervenants ont salué un homme de rigueur, de foi et d’action, dont l’influence continue d’inspirer.
Cependant, le moment le plus marquant de la cérémonie reste l’intervention de Abdallah Ndao, frère du défunt imam. Dans un discours empreint d’émotion et de détermination, il a tenu à rappeler que cet hommage ne saurait être complet sans évoquer le sort des hommes arrêtés dans la même affaire.
Revenant avec précision sur cette période, il a lancé un plaidoyer fort pour la libération des 31 co-détenus, estimant que leur situation appelle aujourd’hui à une relecture juste et équitable. « Rendre hommage à Imam Ndao, c’est aussi se souvenir de ceux qui ont partagé son épreuve », a-t-il déclaré, suscitant une vive émotion dans la salle.
Cet appel a trouvé un écho auprès de la Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal, représentée par Ahmed Dame Ndiaye, qui a rappelé le rôle fondamental des imams dans la stabilité sociale et plaidé pour une meilleure reconnaissance de leur contribution.
Parrain de l’événement, Serigne Mboup a salué l’engagement de l’AJMDS et la pertinence de cette initiative. Il a mis en avant le lien étroit entre spiritualité et développement, appelant à un accompagnement accru des acteurs religieux dans leur mission d’encadrement de la jeunesse.
Au-delà du recueillement, cette cérémonie s’est imposée comme un espace de réflexion et d’interpellation.
En mettant en lumière la mémoire de Alioune Badara Ndao, l’AJMDS, à travers son président Mansour Sarr, a su donner à cet hommage une dimension à la fois spirituelle, sociale et citoyenne. Un hommage, certes, mais aussi un message fort : celui d’une mémoire vivante, tournée vers la justice, la transmission et la cohésion nationale. Assane Diop



