LE PROCUREUR AFFIRME QUE L’ÉTUDIANT D’UCAD A TROUVÉ LA MORT APRÈS UNE CHUTE DU QUATRIÈME ÉTAGE

Lors d’une conférence de presse tenue le mardi 17 février, le procureur de la République, Ibrahim Ndoye, a déclaré que le décès du jeune étudiant Abdoulaye Ba, survenu lors de l’intervention policière sur le campus de l’Université Cheikh‑Anta‑Diop de Dakar (UCAD) le 9 février, serait la conséquence d’une chute depuis le quatrième étage de sa résidence étudiante.
Selon le procureur, l’autopsie et les examens médicaux ont mis en évidence de multiples traumatismes compatibles avec une chute de grande hauteur. Ces lésions, a‑t‑il expliqué, « s’expliquent par l’impact de la chute » et ne seraient pas la conséquence de violences infligées par les forces de l’ordre. Ibrahim Ndoye a ainsi écarté l’hypothèse d’un décès directement causé par des coups portés par des policiers lors de l’intervention.
Cette position du parquet intervient alors que l’affaire a soulevé une vive émotion au sein de la communauté universitaire et dans l’opinion publique. Les circonstances exactes de la chute restent toutefois contestées par certains témoins et familles, qui réclament des éclaircissements et une enquête indépendante. Des voix dénoncent par ailleurs l’intervention policière sur le campus et demandent des garanties sur la protection des étudiants et la transparence des investigations.
Les autorités judiciaires ont indiqué qu’elles poursuivaient les expertises nécessaires pour compléter le dossier. Le procureur a assuré que les résultats complémentaires des examens seront communiqués « en temps utile », sans toutefois préciser un calendrier précis. De leur côté, les avocats de la famille et plusieurs organisations de défense des droits humains ont demandé l’accès complet au rapport d’autopsie et annoncé qu’ils exerceraient tous les recours pour faire la lumière sur les responsabilités éventuelles.
L’annonce d’Ibrahim Ndoye risque d’enflammer davantage les débats autour de la gestion de la sécurité sur les campus et des pratiques policières, alors que la société civile et les syndicats étudiants appellent à la retenue et à la poursuite d’enquêtes impartiales. Les prochaines étapes de l’instruction, ainsi que la diffusion des pièces médicales et des conclusions d’experts indépendants, seront déterminantes pour apaiser ou raviver les tensions autour de cette affaire.
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