DSCOS : PLUS DE 1 000 PLAINTES FONCIÈRES EN TROIS MOIS, LE COLONEL BA DÉNONCE LES ABUS

21/03/2025 Djibril Diallo 2
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Entre janvier et mars 2025, la Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation des Sols (DSCOS) a reçu plus de 1 000 plaintes liées à des conflits fonciers, a révélé son directeur général, le colonel Amadou Ousmane Ba. Lors d’un point de presse tenu ce vendredi, il a dénoncé des irrégularités majeures, notamment des délibérations abusives de la part de certaines municipalités, qui favorisent la spéculation foncière et plongent les citoyens dans une insécurité juridique alarmante.

« Nous sommes submergés. Les citoyens vivent une insécurité juridique totale », a alerté le colonel Ba, soulignant l’urgence de la situation. Les zones les plus touchées par ces conflits sont Tivaouane Peulh et Sangalkam, où les litiges fonciers explosent. En revanche, Dakar et Pikine semblent épargnées grâce à des titres fonciers bien définis et une gestion plus rigoureuse.

Face à cette crise, le directeur général de la DSCOS plaide pour une titrisation systématique des terres par l’État avant toute attribution communale. Cette mesure, selon lui, permettrait de sécuriser les transactions et de mettre fin aux abus. Il a également mis en garde contre les ventes illégales de terres du domaine national, rappelant que ces pratiques sont passibles de sanctions pénales.

« Vendre ces terres, c’est risquer la prison », a-t-il martelé, insistant sur la gravité des infractions commises. Pour endiguer ce phénomène, la DSCOS annonce le renforcement des contrôles sur le terrain. Des équipes seront déployées pour identifier et sanctionner les responsables de ces irrégularités, afin de rétablir une gestion foncière transparente et équitable.

Cette situation met en lumière les défis auxquels fait face le secteur foncier, notamment la pression démographique et la rareté des terrains constructibles. Les autorités appellent à une prise de conscience collective et à une collaboration entre l’État, les collectivités locales et les citoyens pour garantir une gestion durable des ressources foncières.

En attendant, les plaintes continuent d’affluer à la DSCOS, témoignant d’une crise qui nécessite des solutions urgent

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