CONNAITRE L’HISTOIRE POLITIQUE DU SÉNÉGAL.

20/11/2024 La Rédaction 62
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De 1960 à 2024, le Sénégal a connu 5 présidents démocratiquement élus, Léopold Sedar Senghor (1960-1981), Abdou Diouf (1981-2000), Abdoulaye Wade (2000-2012), Macky Sall (2012-2024) et Bassirou Diomaye Diakhar Faye (2024….).

Depuis l’indépendance du Sénégal en 1960, la vie politique de notre pays est rythmée par les élections présidentielles, législatives, locales (depuis 1998) et les rapports entre les partis politiques.

De 1960 à 1973, le Sénégal n’a connu officiellement qu’un seul parti unique. Il s’agit de l’Union Progressiste Sénégalaise créée en 1958 par Léopold Sédar Senghor et Lamine Gueye. A partir de 1974, sous la pression des étudiants, des groupes politiques clandestins et de l’opinion internationale, Senghor autorisa le multipartisme limité avec la création du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) de Maître Abdoulaye Wade.

Avec le règne du parti unique, les élections étaient considérées comme des formalités parce qu’il n’y avait qu’un seul candidat (élections de 1963, 1968 et 1973).

C’est à partir de l’année 1976, que le Sénégal a commencé à avoir des élections multipartites.

Concernant les élections législatives, l’histoire politique du Sénégal montre que le parti au pouvoir a toujours largement remporté le scrutin pour le premier et deuxième mandat.

Les premières et deuxièmes législatives sous Abdou Diouf, organisées le 27 février 1983 et le 28 fevrier 1988, couplées aux présidentielles, ont été largement remportées par le parti au pouvoir (PS), qui récolte respectivement 103 et 111 sièges sur les 120 à pourvoir à l’époque.

En 1993 et 1998, Abdou Diouf avait également remporté les législatives. Il avait obtenu 84 sièges sur les 120 en 1993, et 93 sièges sur 140 en 1998. Les élections législatives de 1998 furent les dernières du genre organisées par Abdou Diouf.

Le Président Abdoulaye Wade, arrivé au pouvoir en 2000, a prononcé la dissolution de l’Assemblée nationale car dominée par le parti socialiste, et organisé des élections législatives anticipées le 28 avril 2001. Le PDS au pouvoir a largement remporté les législatives, avec 89 députés sur un total de 120.

En 2005, les législatives ont été reportées en 2007 pour cause de fortes inondations dans la banlieue de Dakar (Pour le financement du Plan Jaaxaay). Boycottées par l’opposition réunie au sein du « Front Siggil Sénégal », le parti au pouvoir de Wade raffle 131 sièges sur les 150 que comptait l’Assemblée nationale.

Les premières élections législatives organisées par le régime de Macky Sall (Apr) se sont tenues le 1er juillet 2012, après la deuxième alternance du 25 mars de la même année. Ces élections ont été remportées par le parti au pouvoir et la coalition « Benno Bokk Yaakaar », obtenant 119 députés sur les 165.

Le 30 juillet 2017, sur un record de listes, 47 au total, Macky Sall gagne aussi largement les législatives, 125 sièges sur les 165. En 2022 vers la fin de son règne, il obtient une majorité juste, 83 députés sur 165.

Succédant à Macky Sall, le 2 avril 2024, Bassirou Diomaye Faye, devient à 44 ans cinquième Président du Sénégal. En vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par l’article 87 de la constitution sénégalaise, il dissout l’Assemblée nationale pour fixer les législatives anticipées à la date du 17 novembre 2024. Comme Wade en 2000, le nouveau régime est minoritaire à l’Assemblée nationale.

A l’image de ses prédécesseurs, Senghor, Diouf, Wade et Sall, le Président Faye et son parti (Pastef) remportent aussi largement ces législatives, avec une majorité qualifiée, selon les résultats provisoires disponibles.

Cette victoire du Pastef aux législatives anticipées 2024 témoigne la vivacité de notre démocratie et démontre une fois de plus que les électeurs sénégalais restent fidèles à leur attachement traditionel républicain: donner toujours la majorité au camp du président élu juste après l’élection présidentielle ou les deux premiers mandats.

De ce qui précède, on peut déduire, qu’il n’y a rien de nouveau dans les annales politiques du Sénégal.

Que cette majorité parlementaire puisse permettre au nouveau régime d’appliquer l’agenda de rupture et de justice sociale promis aux sénégalais

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