Aïda Mbodji prend les rênes de la DER/FJ avec une fermeté affichée

Aïda Mbodji a officiellement pris ses fonctions en tant que nouvelle directrice de la Délégation de l’entreprenariat rapide pour les femmes et des jeunes (DER/FJ). Lors de la cérémonie de passation de service avec sa prédécesseure Aby Sèye, en présence de collaborateurs, d’amis, de familles et de sympathisants, Mme Mbodji a exprimé ses intentions claires et fermes pour l’avenir de cette structure.
Dans son discours, la nouvelle directrice a averti ceux qui tardent à rembourser les financements obtenus. « Tout le monde va payer », a-t-elle martelé, soulignant que les créanciers doivent rembourser les fonds sans exception, sans aucune dérogation possible. Elle a insisté sur le fait que les bénéficiaires ne peuvent pas obtenir des financements et refuser de les rembourser par la suite.
En rappelant l’élection récente de Bassirou Diomaye Faye à la tête du pays, Mme Mbodji a affirmé que cette décision visait à approuver la reddition des comptes et à bannir le gaspillage. Elle a mentionné que le pays, ayant traversé des moments difficiles, doit désormais être remis sur les rails.
S’agissant de sa mission à la tête de la DER/FJ, Aïda Mbodji a promis de ne faire aucun favoritisme dans le traitement des dossiers. « Je n’écarte personne », a-t-elle juré, soulignant qu’elle doit faire preuve de tolérance et de compréhension à tous les niveaux, envers les bénéficiaires comme envers le personnel de la structure. Elle a assuré être là pour tous, avec une disponibilité totale envers la population, et a garanti que l’argent appartient aux bénéficiaires et que tous les dossiers seront traités sans tenir compte de la coloration politique.
Mme Mbodji a également appelé ses collaborateurs à se préparer à être sur le terrain, affirmant que personne ne sera écarté. « Ceux qui travaillent seront positivement sanctionnés », a-t-elle précisé, ajoutant qu’elle fera tout pour inciter tout le monde au travail. Elle a souligné son ambition de faire de la DER un instrument inclusif, basé sur des modèles de financement éprouvés et sur une richesse d’expérience tirée des évaluations passées.
Répondant à ceux qui critiquent son âge, Aïda Mbodji s’est définie comme une « femme de terrain », rappelant son expérience passée en tant que ministre de la Femme où elle passait la majorité de son temps sur le terrain. Son objectif est de « créer des entrepreneurs », en cernant mieux les besoins des cibles pour les autonomiser et les inclure à travers une approche salutaire.
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