SYSTÈME ÉDUCATIF SÉNÉGALAIS : GUIRASSY DÉCLINE SES PRIORITÉS ENTRE RÉSULTATS SCOLAIRES, INFRASTRUCTURES ET SCIENCES

11/10/2026 La Rédaction 468
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Par: Oumy Nasry

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, met en avant plusieurs indicateurs de performance et des investissements dans les établissements scolaires pour présenter les évolutions en cours dans le système éducatif sénégalais. L’amélioration des taux de réussite aux examens, le renforcement des infrastructures et la promotion des filières scientifiques figurent parmi les principaux axes qu’il défend.

Selon les chiffres communiqués par le ministre, le taux de réussite au Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE) est passé de 65 % en 2024 à 94 % en 2026. Celui du Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) aurait progressé de 70 % à 79 %, tandis que le baccalauréat serait passé d’environ 48 % à 54 %. Ces données sont présentées par le département de l’Éducation nationale comme des signes d’évolution des performances scolaires.

Sur le plan des infrastructures, Moustapha Mamba Guirassy annonce la réalisation de 1 305 salles de classe, de 14 collèges d’enseignement et de trois lycées d’enseignement général. Le bilan présenté comprend également six blocs scientifiques, des blocs administratifs et d’hygiène, ainsi que 44 000 mètres linéaires de murs de clôture.

Le programme se poursuit avec plusieurs chantiers annoncés, portant notamment sur 46 lycées, 46 collèges d’enseignement moyen et 46 écoles élémentaires. Le ministre fait aussi état d’un projet de construction de 2 500 salles de classe supplémentaires. Ces réalisations et projets doivent contribuer à renforcer les capacités d’accueil des établissements scolaires.

Une place accrue pour les mathématiques et les sciences

La promotion des mathématiques, des sciences, des technologies et du numérique occupe une place importante dans les orientations présentées par le ministre. L’objectif est notamment d’encourager davantage d’élèves à s’engager dans les filières scientifiques après le BFEM.

Cette volonté suscite toutefois des interrogations chez certains responsables d’établissement et parents, qui soulignent l’importance de prendre en considération les aptitudes et les aspirations des élèves dans les décisions d’orientation.

Moustapha Mamba Guirassy affirme que cette politique repose sur des échanges avec les inspections d’académie, des experts et des spécialistes. « Il faut faire confiance à nos enseignants, il faut faire confiance au système éducatif », soutient-il, en insistant sur la nécessité de renforcer la présence des disciplines scientifiques dans les établissements.

Parmi les mesures évoquées figurent l’intégration de l’évaluation en mathématiques dans la formation des enseignants au Centre régional de formation des maîtres (CREM), le recrutement accru de professeurs spécialisés et la transformation de certains blocs scientifiques en collèges axés sur les mathématiques, les sciences et les technologies.

Le ministre annonce également le concours national MASTEC, acronyme de « Mathématiques, Sciences, Technologies et Numérique ». Cette compétition doit concerner les élèves du CM1 à la terminale, avec l’ambition de stimuler leur intérêt pour les disciplines scientifiques tout au long de leur parcours scolaire.

Les langues nationales intégrées à la réflexion pédagogique

La politique éducative présentée par Moustapha Mamba Guirassy accorde aussi une place aux langues nationales. Le ministre défend leur introduction progressive dans les apprentissages, estimant que la langue première de l’enfant peut faciliter l’assimilation des connaissances.

Les mathématiques et les sciences sont particulièrement concernées par cette approche, qui s’appuie également sur les ethnosciences et les ethnomathématiques pour rapprocher les enseignements des réalités culturelles et linguistiques des élèves.

Le département entend par ailleurs renforcer les dispositifs d’accompagnement psychologique et d’orientation scolaire. L’objectif affiché est d’aider les élèves à mieux connaître leurs aptitudes et à choisir des parcours correspondant à leurs capacités et à leurs projets.

À travers ces différentes initiatives, le ministère entend agir simultanément sur les performances scolaires, les conditions d’apprentissage et l’adaptation des formations aux besoins du pays. La consolidation des résultats annoncés, le suivi des chantiers et l’évaluation des réformes constitueront des éléments importants pour apprécier leur portée sur le système éducatif sénégalais.

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