SCANDALE, FAUX ET USAGE DE FAUX

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L’homme d’affaires Mayoro Mbaye court toujours derrière les juridictions pour une affaire qui l’oppose au patron de Maritalia. De l’étranger où il se trouve, il revient sur les contours de ce litige et pointe du doigt le notaire Pape Sambaré Diop
Le feuilleton judiciaire, qui oppose depuis
une vingtaine d’années, l’opérateur économique Mayoro Mbaye à l’entreprise Maritalia et son Directeur général, Alioune Ndiaye est loin de connaitre son épilogue. Documents à l’appui, Mayoro Mbaye est monté au créneau pour dénoncer les agissements du notaire Pape Sambaré Diop qu’il accuse d’avoir légalisé des documents de transfert de ses biens sans son consentement.
« Il se trouve que depuis plusieurs années maître Papa Sambaré Diop, notaire, actuel vice président de la Cena a commis des faux en légalisant de faux bulletins de transfert et depuis lors il bénéficie d’une impunité qui ne dit pas son nom et jusqu’à présent mes droits les plus élémentaires sont bafoués.
Les documents de ces entreprises qui sont dans différentes activités ont été cherchés partout dont certains ont été retrouvés chez maître Jean Paul Sarr et d’autres à Pikine chez maître Ndéye Bineta Thiam.
Aujourd’hui, la chambre des notaires du Sénégal saisie de cette affaire n’a jusqu’à présent pas donné la suite escomptée. Je vous rappelle que Me Pape Sambaré Diop, dans une correspondance, s’était engagé à faire annuler les dits documents et jusqu’à présent rien n’a été fait. Et malheureusement des associés profitent des revenues tirées des dividendes de ces entreprises et moi qui suis le concerné je me retrouve sur la touche », a-t-il déclaré avant d’ajouter que ses avocats en France ont adressé une correspondance à la chambre des notaires du Sénégal pour demander l’annulation des faux documents de transfert légalisés par le notaire Maître Papa Sambaré Diop
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« c’est pour toutes ces raisons que j’ai a saisi mes avocats en France qui ont écrit directement à la chambre des notaires pour en tirer les conséquences. Les réponses de la chambre des notaires du Sénégal sont attendues pour connaître la suite à donner à cette affaire où toutes les mentions signatures certifiées sont fausses ». Aujourd’hui Mayoro Mbaye s’étonne que dans un pays normal, des notaires puissent se permettre de faire certains agissements sans être inquités. Pour lui, cela ne doit pas prospérer dans un Etat de droit comme le Sènegal.
Mayoro Mbaye pense qu’on ne peut pas parler de sécurité juridico-judiciaire si l’investissement n’est pas protégé par les notaires, alors que la chambre des notaires doit être garante de l’authenticité des documents et des preuves: « on ne peut pas se permettre aujourd’hui de créer une entreprise et de la confier à un notaire, faire un acte de testament et le confier à un notaire et dire que pour acheter un bien au Sénégal il faut aller chez un notaire et que ce notaire là fasse des faux qui sont visibles et qui sont constatés en transférant les activités de quelqu’un sans son consentement, par la suite les reconnaître et personne ne fait absolument rien. Cela est impossible, c’est pourquoi j’ai tenu à ce que cette affaire là soit réglée car il y va de la sécurité juridique et judiciaire », a laissé entendre l’homme d’affaires qui se dit être victime d’un complot à des niveaux insoupçonnés de l’Etat du Sénégal et que ses bourreaux chercheraient à le faire disparaître.
Et ses avocats ont rappelé à la chambre des notaires les textes qui régissent la chambre des notaires et les dispositions pertinentes qui concernent les prérogatives qui sont attachées à leur role en ce qui concerne les malversations et tout ce qu’un notaire pourrait commettre comme acte répréhensible.
Avec cette nouvelle sortie, Mayoro Mbaye attire l’attention des plus hautes autorités judiciaires de ce pays pour enfin tirer cette affaire au clair.
Aly Saleh
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LA LOI ANTITABAC DORT, L’INDUSTRIE DU TABAC RÈGNE
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