![]()
Le parti LDR‑YESSAL a vivement réagi à la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, estimant que cet épisode tragique ne peut être qualifié de simple accident. Dans un communiqué au ton accusateur, la formation politique voit dans ce drame « le résultat direct du mépris et de la répression aveugle d’un pouvoir sourd aux cris de détresse de la communauté estudiantine ».
Selon LDR‑YESSAL, les revendications portées par les étudiants concernaient essentiellement le paiement de leurs subsides et l’amélioration de leurs conditions de vie, notamment la réouverture des restaurants universitaires. Le parti affirme qu’Abdoulaye Ba « est mort en martyr pour avoir réclamé son droit légitime à une éducation digne » et dénonce un État qui, selon lui, aurait choisi « d’étouffer dans le sang les aspirations de sa jeunesse ».
Le mouvement politique n’épargne pas le gouvernement : il pointe du doigt le Premier ministre Ousmane Sonko et son équipe, accusés de privilégier « la recherche systématique de boucs émissaires » plutôt que d’assumer leurs responsabilités face à la crise universitaire.
Pour faire face à la situation, LDR‑YESSAL formule trois exigences majeures :
- l’ouverture de concertations sérieuses et inclusives permettant de répondre aux revendications estudiantines ;
- le retrait des forces de l’ordre du campus et la libération sans condition des étudiants interpellés ;
- l’ouverture d’une enquête impartiale visant à situer les responsabilités et à sanctionner les éventuels coupables, « quel que soit leur rang ».
Le parti apporte par ailleurs son soutien aux initiatives du Collectif des Amicales de l’UCAD et appelle les forces vives de la nation — partis politiques, syndicats, société civile et parents d’élèves — à se mobiliser pour « préserver la sacralité de la vie humaine et l’État de droit ».
Tout en critiquant fermement la gestion de la crise, LDR‑YESSAL invite néanmoins les étudiants à privilégier le dialogue et à éviter tout acte susceptible d’aggraver les tensions, estimant que seul un échange « fécond et respectueux » permettra de ramener l’université à sa vocation première, résumée par sa devise : Lux Mea Lex.


