![]()
Pape Malick Ndour, ancien ministre et coordonnateur du Programme d’actions prioritaires pour le développement agricole et rural (Prodac), a fermement rejeté les accusations de détournement de fonds et de blanchiment portant sur 2,7 milliards de FCfa. Cette contestation a été formulée devant le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier.
Selon les avocats de Ndour, celui-ci a fourni des explications détaillées ainsi que des justificatifs concernant la gestion des paiements et l’acquisition de matériel. « Toutes les opérations étaient conformes et documentées, et aucun prestataire, qu’il s’agisse de Green 2000, des Israéliens chargés des travaux ou de Locafrique, ne s’est jamais plaint », a déclaré Me Oumar Youm, l’un des avocats de Ndour. Il a ajouté que le paiement des 2,7 milliards de FCfa avait été effectué par Locafrique, un organisme privé mandaté par l’État, et que Ndour s’était contenté de fournir les pièces justificatives nécessaires.
En ce qui concerne un paiement antérieur de 40 millions de FCfa, Ndour a affirmé n’avoir jamais ordonné de versement, précisant qu’il avait simplement demandé des documents pour clarification. « Toutes les pièces relatives aux 2,7 milliards ont été fournies, et nous conseillons aux juges de se rapprocher du Port et des Douanes pour vérifier la traçabilité du matériel », a ajouté l’avocat.
Le pool de défense a qualifié les charges portées contre Ndour de « infondées et légères », en estimant que sa détention électronique actuelle n’était pas justifiée. Me Youm a annoncé l’introduction prochaine d’une demande de liberté provisoire et espère obtenir un non-lieu. « Les faits reprochés sont d’une banalité telle qu’un non-lieu est inévitable. L’inculpation fondée sur un rapport non contradictoire constitue une entorse grave au droit de la défense », a-t-il conclu.
L’affaire continue de susciter un vif intérêt médiatique, soulignant des questions plus larges sur la transparence et la responsabilité dans la gestion des fonds publics.


