ONU : REBECA GRYNSPAN PREND UNE LONGUEUR D’AVANCE POUR SUCCÉDER À ANTÓNIO GUTERRES

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La course à la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies est désormais lancée. À l’issue du premier vote indicatif du Conseil de sécurité, organisé le 30 juillet, la Costaricienne Rebeca Grynspan serait arrivée en tête, renforçant ainsi ses chances de devenir la première femme à diriger l’ONU.
Le processus de succession du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies a franchi une étape importante. Le 30 juillet dernier, le Conseil de sécurité a procédé à son premier « straw poll », un vote informel destiné à mesurer le niveau de soutien dont bénéficient les différents candidats.
Selon des sources onusiennes citées par l’analyste et ancien fonctionnaire de l’ONU Daniel Safran-Hon, Rebeca Grynspan serait arrivée en tête avec dix voix favorables, une défavorable et quatre membres sans opinion.
Actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), l’ancienne vice-présidente du Costa Rica devance ainsi ses principaux concurrents.
L’ambassadrice du Guyana auprès des Nations unies, Carolyn Rodrigues-Birkett, aurait recueilli neuf avis favorables et deux défavorables. Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), aurait obtenu sept voix favorables et deux défavorables.
UNE PREMIÈRE FEMME À LA TÊTE DE L’ONU ?
Le résultat place Rebeca Grynspan dans une position particulièrement favorable. Si elle parvient à maintenir son avance lors des prochaines consultations, elle pourrait entrer dans l’histoire en devenant la première femme secrétaire générale des Nations unies.
Mais la route vers le sommet de l’ONU reste semée d’obstacles. Le vote du Conseil de sécurité n’est qu’une étape du processus. Le candidat doit notamment obtenir le soutien nécessaire des membres permanents du Conseil — États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni — qui disposent chacun d’un droit de veto.
Le scrutin indicatif peut être renouvelé autant de fois que nécessaire jusqu’à ce qu’un candidat bénéficie d’un consensus suffisant.
Une fois le nom retenu par le Conseil de sécurité, celui-ci est transmis à l’Assemblée générale des Nations unies, qui doit alors entériner la recommandation.
UN PROCESSUS DISCRET ET STRATÉGIQUE
Officiellement informel et confidentiel, le « straw poll » constitue un moment déterminant dans la course à la direction de l’ONU. Il permet aux candidats de mesurer leurs soutiens et aux États membres d’identifier les éventuels blocages avant qu’une candidature ne soit formellement soumise.
Pour Rebeca Grynspan, cette première place constitue donc un signal politique fort. La Costaricienne part toutefois avec un handicap relatif par rapport à certains de ses prédécesseurs, dont les candidatures avaient bénéficié plus rapidement d’un soutien international décisif.
La compétition est loin d’être terminée. Les prochains votes permettront de vérifier si son avance se confirme ou si ses adversaires parviennent à inverser la tendance.
À ce stade, une chose est certaine : jamais une femme n’avait semblé aussi proche de prendre les rênes des Nations unies.
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