MALI : LE JNIM ATTAQUE UN CAMP MILITAIRE À SAN, AU MOINS 12 SOLDATS TUÉS

10/08/2026 Djibril Diallo 355
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La localité de San a été secouée, dimanche 9 août 2026, par une importante attaque attribuée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) contre le principal camp militaire de l’armée malienne.

 

Selon plusieurs témoignages recueillis par RFI, les assaillants sont arrivés à motos et à pied, certains portant des uniformes similaires à ceux de l’armée régulière afin de se faire passer pour des alliés. Les combattants jihadistes seraient parvenus à pénétrer dans l’enceinte militaire et à en prendre le contrôle pendant un certain temps.

 

Les affrontements ont débuté aux environs de 5 heures du matin, alors que les habitants se préparaient à se rendre à la mosquée. « Les tirs étaient nourris et sans arrêt », témoigne un habitant joint par la rédaction Mandenkan/Fulfulde de RFI. Les échanges de tirs se seraient poursuivis jusqu’à 7 heures.

 

AU MOINS 12 MILITAIRES TUÉS

 

Le bilan provisoire fait état d’au moins douze militaires maliens tués. Le sort de plusieurs autres soldats restait incertain dimanche soir.

 

Des témoins affirment également que plusieurs assaillants ont été tués, tandis que d’autres ont réussi à prendre la fuite en direction des zones boisées ou à se dissimuler dans des habitations.

 

L’armée malienne, dans un communiqué, a évoqué une « tentative d’attaque sur l’emprise FAMA » et assuré que le camp était sous son contrôle. Une source locale précise toutefois que ce contrôle a été rétabli après le départ des combattants jihadistes.

 

DU MATÉRIEL MILITAIRE EMPORTÉ

 

Le JNIM, de son côté, a revendiqué l’opération. Le groupe affirme avoir mené une offensive contre la position militaire et avoir emporté du matériel.

 

Selon des témoins, les jihadistes étaient nombreux et ont occupé le camp pendant un certain temps avant de se retirer. « Ils sont rentrés dans le camp militaire, ont pris possession des lieux un bon moment avant de repartir », rapporte l’un d’eux.

 

LA POPULATION INVITÉE À RESTER CHEZ ELLE

 

Face à l’intensité des combats, les habitants avaient reçu pour consigne de rester à l’intérieur de leurs maisons. Ce n’est qu’entre midi et 13 heures que les militaires leur ont demandé de reprendre leurs activités.

 

La situation est depuis revenue au calme dans la ville et la circulation a progressivement repris.

 

Cette attaque relance néanmoins les inquiétudes sur la capacité des forces maliennes à sécuriser certaines positions stratégiques du centre du pays, alors que les groupes jihadistes continuent de mener des opérations contre les forces armées et leurs positions.

 

Avec RFI

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