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Les regards de la communauté diplomatique internationale sont tournés ce mardi vers Genève, où se tient un important débat consacré à la succession de António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies. Au Sénégal, l’attention se porte particulièrement sur la participation de Macky Sall, candidat déclaré à cette prestigieuse fonction internationale.
La question a désormais trouvé sa réponse : l’ancien chef de l’État sénégalais prendra bien part à cette rencontre, mais à distance. Contrairement à plusieurs autres prétendants à la succession du secrétaire général de l’ONU, Macky Sall n’est pas annoncé parmi les intervenants présents physiquement à Genève. Les organisateurs précisent qu’il participera à travers une intervention vidéo.
Baptisé The Geneva Debate #NextUNSG, l’événement est organisé par [GWL Voices](https://gwlvoices.com?utm_source=chatgpt.com) en partenariat avec [United Nations Foundation](https://unfoundation.org?utm_source=chatgpt.com). Les échanges se déroulent à la Maison de la Paix, dans l’auditorium Ivan Pictet, sous la modération de la journaliste Zeinab Badawi.
Parmi les personnalités annoncées sur scène figurent Michelle Bachelet, ancienne Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, María Fernanda Espinosa et Rebeca Grynspan. Ces candidates auront l’occasion de présenter directement leur vision du futur de l’organisation.
La participation de Macky Sall sous forme de vidéo témoigne néanmoins de sa volonté de demeurer visible dans cette compétition internationale. Cette formule confirme son association à l’événement tout en distinguant sa présence de celle des candidats physiquement réunis à Genève.
Le débat doit permettre aux prétendants de détailler leurs priorités pour l’ONU et leur conception du leadership international. Les discussions porteront notamment sur les enjeux de paix et de sécurité, le développement durable, la protection des droits humains, la réforme du multilatéralisme et l’amélioration de l’efficacité de l’organisation.
La candidature de Macky Sall, officiellement portée par le Burundi en mars 2026, s’appuie sur une vision centrée sur la refondation du multilatéralisme. Dans un contexte marqué par les conflits internationaux, la montée de la défiance envers les institutions mondiales et les difficultés économiques des pays en développement, l’ancien président sénégalais plaide pour une ONU plus efficace et plus proche des préoccupations des États.
Son programme met notamment l’accent sur la restauration de la confiance dans l’institution, la modernisation de ses mécanismes de gouvernance, la défense de la souveraineté des États et le renforcement des actions en faveur de la paix, de la sécurité et du développement.
Cette séquence genevoise met également en lumière l’intensité de la compétition pour le poste de secrétaire général. Plusieurs candidatures latino-américaines occupent une place importante dans le débat international, notamment celles de Michelle Bachelet, Rebeca Grynspan, María Fernanda Espinosa et Rafael Grossi. Face à elles, Macky Sall apparaît comme l’un des principaux porte-voix du continent africain dans cette phase de la campagne.
Toutefois, le débat de Genève ne constitue qu’une étape dans le processus de sélection. Le futur secrétaire général sera choisi à l’issue d’un mécanisme impliquant les États membres de l’ONU, avec un rôle déterminant du Conseil de sécurité, avant une nomination officielle par l’Assemblée générale.
Sans pouvoir décider de l’issue de cette course, la rencontre de Genève offre une tribune de premier plan aux candidats. Pour Macky Sall, l’objectif est de maintenir sa visibilité sur la scène internationale et de défendre l’ambition d’une candidature africaine à la tête de l’ONU, à un moment où l’organisation cherche à renforcer sa crédibilité et son efficacité face aux défis mondiaux.



