« L’IMPOSTEUR, LE VRAI » : HAMIDOU HANNE RIPOSTE À MARY TEUW NIANE

10/08/2026 Djibril Diallo 626
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La tribune de Mary Teuw Niane sur « l’imposteur », le culte de la personnalité et les dangers de l’absence d’esprit critique suscite une réaction politique. Hamidou Hanne, coordonnateur de la CAP APR, monte au créneau et livre une sévère mise au point sur le rôle des responsables de l’État et la nécessité de préserver la dignité des institutions.

Dans sa réaction, Hamidou Hanne estime notamment qu’un directeur de cabinet doit observer une certaine réserve dans sa communication publique.

« Un directeur de cabinet ne s’épanche ni dans la presse ni sur les réseaux sociaux », affirme-t-il, rappelant que l’exercice de responsabilités au sein de l’État impose, selon lui, « tenue et retenue ».

DES COMPARAISONS JUGÉES INACCEPTABLES

Le coordonnateur de la CAP APR s’en prend également aux comparaisons établies entre le président de l’Assemblée nationale et certaines figures historiques du totalitarisme.

« Un directeur de cabinet ne compare pas le président (usurpateur) de l’Assemblée nationale à Hitler, Mussolini ou Pol Pot », écrit Hamidou Hanne.

Pour lui, de telles déclarations ne correspondent pas aux exigences de responsabilité et de mesure attendues de hauts responsables publics.

« L’exercice de l’État impose tenue et retenue », insiste-t-il, appelant à mettre fin à des pratiques qui, selon lui, « affaiblissent l’État, dévitalisent la République et banalisent le désordre dans les institutions ».

HAMIDOU HANNE RETOURNE L’ACCUSATION D’IMPOSTURE

Mais la charge la plus virulente concerne l’accusation d’imposture développée dans la tribune de Mary Teuw Niane.

Hamidou Hanne retourne cette accusation contre celui qu’il critique, dénonçant ce qu’il considère comme une forme de revirement politique.

« L’imposteur, le vrai, c’est celui qui a validé l’imposteur des années durant, avant de le vouer désormais aux gémonies au nom des privilèges politiciens », lance le coordonnateur de la CAP APR.

À travers cette formule, Hamidou Hanne met en cause la cohérence de ceux qui, selon lui, auraient longtemps soutenu ou accompagné une personnalité politique avant de s’en démarquer lorsque leurs intérêts politiques auraient évolué.

UNE NOUVELLE BATAILLE POLITIQUE

Cette passe d’armes illustre les fortes tensions qui traversent actuellement le débat politique sénégalais. Au-delà des personnes, deux visions semblent s’affronter : celle qui dénonce les dérives du pouvoir et le culte de la personnalité, et celle qui appelle à davantage de retenue dans la parole publique et au respect de l’autorité des institutions.

Avec cette sortie, Hamidou Hanne entend ainsi replacer le débat sur le terrain de la responsabilité institutionnelle, tout en dénonçant ce qu’il considère comme des revirements politiques dictés par les intérêts du moment.

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