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Ce lundi, l’imam Mouhamadou Lamine Dramé a été condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal, à la suite de propos tenus dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux. À l’issue de l’audience, le religieux a été remis en liberté et a regagné son domicile.
Ce dossier intervient dans un contexte politique particulièrement tendu au sommet de l’État. Proche du parti Pastef, l’imam Dramé avait été convoqué et entendu par les enquêteurs de la Section de recherches (SR) suite à la diffusion d’un enregistrement où il commentait la situation politique du pays.
Dans cette vidéo, il critiquait la posture du président Bassirou Diomaye Faye, affirmant que ce dernier avait pris « son propre chemin politique ». Ses déclarations ont suscité de vives réactions dans l’opinion publique et attiré l’attention des autorités judiciaires.
L’imam avait également averti son auditoire sur la possibilité de reprises d’arrestations politiques et évoqué une hypothétique éviction du Premier ministre Ousmane Sonko. Dans la même intervention, il avait mentionné l’existence d’une « liste de martyrs prêts à se sacrifier » pour défendre le « projet » politique associé au leader de Pastef.
Ces propos ont conduit le parquet à ouvrir une procédure pour évaluer leur portée, afin de déterminer s’ils relèvent d’une simple prise de position politique ou d’un discours pouvant être interprété comme un appel à l’insurrection.
Après examen du dossier, le tribunal a prononcé une peine de six mois de prison assortie du sursis. Cette décision permet à l’imam Mouhamadou Lamine Dramé de rentrer libre chez lui, bien qu’il reste sous la menace d’une exécution de la peine en cas de nouvelle infraction.


