LICENCES DE PÊCHE : LA COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE ENTAME SES AUDITIONS

07/10/2026 La Rédaction 676
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Par: P K FAYE

La Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les conditions de délivrance et de renouvellement des licences de pêche a entamé, ce mercredi 7 octobre 2026, ses premières auditions à l’Assemblée nationale. Cette procédure doit permettre aux députés de recueillir des éléments sur les mécanismes d’attribution et de renouvellement des autorisations de pêche industrielle.

Créée en août dernier, la commission examine notamment les conditions dans lesquelles les licences ont été délivrées depuis l’entrée en vigueur du Code de la pêche maritime de 2015. Son champ d’investigation porte également sur certaines anomalies présumées, notamment les contrôles administratifs et techniques, les avis scientifiques, les certificats de navigabilité, les amendes impayées ainsi que les procédures liées à l’attribution des licences dans le cadre d’accords ou de protocoles avec des États tiers.

QUATRE RESPONSABLES AUDITIONNÉS POUR LA PREMIÈRE JOURNÉE

Pour cette première journée, quatre responsables actuels et anciens de l’administration des pêches figurent au programme.

  • 08h30 – 10h00 : Mamadou Abibou Diagne, secrétaire général du ministère des Pêches et de l’Économie maritime ;
  • 10h30 – 12h00 : Cheikh Fall, directeur des Pêches maritimes depuis novembre 2025 ;
  • 14h30 – 16h00 : Ismaïla Ndiaye, ancien directeur des Pêches maritimes, en fonction de juillet 2024 à novembre 2025 ;
  • 16h30 – 18h00 : Diène Faye, ancienne directrice des Pêches maritimes, en fonction de juin 2020 à juillet 2024.

Ces auditions doivent permettre à la commission de retracer la chaîne administrative ayant conduit à la délivrance et au renouvellement des licences au cours des dernières années.

DES INVESTIGATIONS QUI DEVRAIENT S’ÉLARGIR

Au-delà de la Direction des Pêches maritimes, les investigations peuvent également concerner la Direction de la Protection et de la Surveillance des Pêches, l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), ainsi que les différents acteurs et bénéficiaires de licences de pêche industrielle. L’enjeu est notamment de déterminer si les procédures prévues par la réglementation ont été respectées et d’identifier, le cas échéant, d’éventuels dysfonctionnements dans la gestion des autorisations de pêche.

Cette première série d’auditions marque ainsi le début d’un travail parlementaire appelé à examiner en profondeur la gouvernance du secteur halieutique et les conditions d’accès aux ressources maritimes sénégalaises.

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