LFR 2026 : DOUDOU WADE INVITE LE PASTEF À PRIVILÉGIER LE DIALOGUE PARLEMENTAIRE

20/10/2026 Djiby 1 105
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Par B Diaw

La décision d’Ousmane Sonko de ne pas faire voter la loi de finances rectificative (LFR) 2026 en l’état suscite des réactions. L’ancien parlementaire Doudou Wade rappelle les dispositions constitutionnelles qui encadrent l’adoption des lois de finances et appelle les députés à privilégier les échanges avec le ministre des Finances. En toile de fond, les inquiétudes liées à une éventuelle hausse des prix du carburant et à ses conséquences sur le pouvoir d’achat.

Le débat autour de la LFR 2026 se poursuit après la déclaration d’Ousmane Sonko, lundi 19 octobre, annonçant que le PASTEF ne voterait pas le texte en l’état. Le président du parti au pouvoir a notamment mis en cause la diminution des subventions aux produits pétroliers et la réduction de certains crédits sociaux et d’investissement.

Face à cette position, Doudou Wade met en avant le cadre constitutionnel qui régit l’examen et l’adoption du budget. L’ancien parlementaire attire particulièrement l’attention sur l’article 86, alinéa 6, de la Constitution, qui prévoit la possibilité pour le Premier ministre d’engager la responsabilité de son gouvernement sur un projet de loi de finances, après délibération du Conseil des ministres.

Cette procédure permet l’adoption du texte, sauf si une motion de censure est déposée dans les 24 heures et votée dans les conditions prévues par la Constitution.

LA COMMISSION DES FINANCES AU CENTRE DES ÉCHANGES

Doudou Wade rappelle que l’examen des textes budgétaires doit se dérouler dans le respect des procédures parlementaires. Il insiste sur le rôle de la Commission des Finances, où les députés peuvent examiner les dispositions du projet et interroger le gouvernement sur ses choix.

« Référez-vous à la loi et discutez avec le ministre des Finances, c’est à lui de discuter avec vous de la loi de finances », recommande-t-il.

À travers cette déclaration, l’ancien parlementaire souligne l’importance du dialogue entre les élus et l’exécutif. Il invite ainsi les acteurs concernés à s’appuyer sur les mécanismes institutionnels existants pour examiner les désaccords liés aux orientations budgétaires.

LE POUVOIR D’ACHAT, AUTRE ENJEU DE LA CONTROVERSE

La discussion sur la LFR 2026 porte également sur ses conséquences potentielles pour les ménages. La réduction des subventions aux produits pétroliers alimente les craintes d’une hausse du prix du carburant, susceptible d’entraîner une augmentation des coûts du transport et de certains biens et services.

Ousmane Sonko a notamment évoqué les répercussions possibles d’une hausse du prix du gasoil sur l’économie et les dépenses quotidiennes des Sénégalais. Cette question place le pouvoir d’achat au cœur des interrogations suscitées par les choix budgétaires du gouvernement.

Entre respect des procédures constitutionnelles, contrôle parlementaire et préoccupations sociales, la LFR 2026 cristallise ainsi un débat sur les arbitrages économiques de l’État et leurs effets possibles sur le quotidien des populations.

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